“ N’entre pas dans la porte de mon peuple ; au jour de leur calamité ; ne repais pas ta vue, toi aussi, de son malheur, au jour de sa calamité ; et n’étends pas ta main sur ses richesses, au jour de sa calamité. ”
Calamité
Définition et enjeux
La calamité, définie comme une misère, une catastrophe ou une urgence, a traversé les âges en tant que concept central dans la réflexion humaine. L’Ancien Testament la présente comme un malheur collectif à ne pas glorifier, tandis que Diderot en fait un symbole de souffrance sociale généralisée.
Hugo l’associe à une responsabilité publique, et Duchaussoy évoque ses dimensions dévastatrices en temps de guerre. Ces approches, allant du religieux au politique, révèlent une diversité de perspectives sur la manière dont les catastrophes façonnent l’histoire et l’individu.
Citations sur la calamité
Denis Diderot,
Œuvres complètes de Diderot
“ Mon ami, la moitié de la nation se couche ruinée, et l’autre moitié craint d’entendre à son réveil sa ruine criée dans les rues ! Nous sommes plongés dans une tristesse profonde, et vous ne voulez pas qu’on vous entretienne d’une calamité dont le spectacle est général et la sensation continue ! ”
Auguste Duchaussoy, Extrait des écrits du docteur Duchaussoy… (1897)
“ Hé bien ! ne serait-ce pas une calamité publique, une calamité immense, qu'une guerre, dans l'état de perfectionnement actuel des moyens de destruction, et avec des armées qui ne se comptent plus que par centaines de mille hommes ? qui peut se figurer l'étendue des ravages que le fer, le feu, les fatigues, les privations, les maladies accidentelles et plus encore les maladies contagieuses, typhus, petite vérole, pourriture d'hôpital, dyssenterie, choléra, peuvent exercer dans de pareilles agglomérations d'hommes ! ”
Victor Hugo,
Histoire d’un crime
“ Des hommes acceptèrent cette mission de faire tomber en détail sur les plus imperceptibles existences l’immense calamité publique. Hideuse besogne ! émietter sur les petits et sur les faibles une catastrophe. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Toutes les calamités publiques passent dans l’esprit des superstitieux pour des vengeances du Ciel irrité. Flech. Les Païens accusoient les Chrétiens d’être la cause de toutes les calamités qui affligeoient l’Empire. Menage. Quelle est la cause, demande un Rabbin, de notre calamité présente, qui dure depuis plus de mille ans, vu que Dieu n’a puni les horribles idôlatries, le massacre des Prophetes & les autres crimes affreux de nos peres, que par une captivité de soixante & dix ans à Babylone ? Ce mot vient du Latin calamitas, qui vient de calamus, le tuyau du bled. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Ce terme pris au figuré, se dit de toutes les grandes calamités dont il plaît à la providence d’affliger le genre humain. Ainsi la peste, la guerre, la famine, les inondations, les mauvais princes, &c. ”
Isabelle de Charrière,
Trois femmes
“ La peste, la fièvre jaune, la famine, un Prince inepte, un ministère corrompu, des tribunaux iniques, les mouvemens qu’excitent certains ambitieux qui veulent à tout prix sortir de leur obscurité, sont des calamités également désastreuses. Opposez d’abord la patience à un mal qui n’est connu qu’à demi, qui cessera peut-être de lui même, et auquel des remèdes mal choisis et violens, donneroient un degré de force et de malignité de plus. Si au lieu de cesser il augmente et devient insupportable, quel conseil vous donnerons-je ? Il n’en faut prendre que de la sagesse et du mépris de la mort. ”
“ Rassemblant nos légions affligées, examinons comment nous pourrons dorénavant nuire à notre ennemi, comment nous pourrons réparer notre perte, surmonter cette affreuse calamité; quel renforcement nous pouvons tirer de l'espérance, sinon quelle résolution du désespoir.» ”
Théodore-Auguste Mendez, La Deuxième légion pendant les journées de juin 1848… (1848)
“ Dans les grandes calamités, ceux qui les touchent, qui les voient, la partie agissante échappe à ces terribles heures d'incertitude, d'instable équilibre, de doute, d'attente, d'espérances flatteuses, de déceptions cruelles!... ”
Alphonse Karr,
La Soupe au caillou, histoires contemporaines…
(1884)
“ Et, aujourd'hui, faites la liste de toutes les catastrophes, de toutes les misères, de toutes les ruines qui peuvent frapper un peuple : banqueroute, guerre civile, guerre étrangère, invasion, démembrement, famine, démoralisation complète et rechute en sauvagerie, — et je défie tout homme ayant, dans l'affolement général, conservé quelque bon sens, d'oser dire qu'il est une seule de ces calamités qui ne peut pas avoir fondu sur nous dans un an. ”
Jacques Boucher de Perthes,
De la misère
“ Mais ces calamités collectives qui frappent en masse et rendent toute une nation pauvre et souffrante, de même que celles qui arrivent à la suite d’un grand désastre, de la guerre, de l’invasion, de l’incendie, ces misères accidentelles ou factices, si elles sont les plus terribles, sont aussi les moins durables. ”
Étienne Cabet,
Lettre du citoyen Cabet à l'archevêque de Paris en réponse à son mandement du 8 juin 1851
(1851)
“ Vous avez raison, Monseigneur, l'avenir est effroyable, épouvantable : c'est une tempête, un torrent de calamités, un tremblement de terre, un bouleversement, une dissolution, un précipice, un abime, le chaos, la misère et la mort!... Et c'est la Société tout entière, c'est le monde tout entier qui se trouvent menacés!.;. ”
Jeanne-Marie Roland de La Platière, Mémoires particuliers de Mme Rolland… (1847)
“ Les calamités s'étendent comme un nuage obscur et terrible près d'envelopper tout ce qui me fut cher, et je travaille avec peine à distraire mon attention du présent, en m'obligeant de retracer le passé. ”
Auguste Mascarade Marcade, Talleyrand : prêtre et évêque (1883)
“ Lorsqu'un froid rigoureux, dont à peine on cite un autre exemple dans les annales des calamités, est venu tout à coup désoler les peuples de nos contrées, c'est au milieu de vous que nous avons particulièrement souffert ”
Jacques Monsabré, Concile et jubilé : Avent 1869 (1870)
“ L'histoire, en nous transmettant le récit fidèle de leurs calamités, ne nous raconte qu'imparfaitement les alarmes, les terreurs, les tristesses, les angoisses, les défaillances que ces calamités ont produites. ”
Joaquín de Irizar y Moya, De l'Eusquère et de ses erderes… (1841-1846)
“ Joignez à toutes ces calamités, au carnage, aux incendies, aux violences de toute espèce, les cruautés des chefs, la tyrannie des souverains et les injustices qui en sont la suite, et vous n'aurez qu'une faible idée de tant de malheurs. ”
Gabriel Travaillaud, Le forum, n° 2 (1870)
“ En ce temps de calamité , alors que la réverbération des villes et des bourgades embrasées rougit le ciel,.que tous les échos répercutent le grondement du canon , que tant de larmes se répandent, et que , prête à nous dévorer nousmêmes, la misère dévore tant de provinces; — alors que Paris, notre cher et. sublime Paris, l'impérissable sauveur de la civilisation, l'éternel apôtre de la liberté, souffre , veille et combat ; que tous nos enfants , riches ou pauvres, couchent, la nuit, dans la neige et marchent, le jour, dans le sang ”
Victor Hugo,
Les Travailleurs de la mer
“ De certaines calamités font douter de la providence. Il semble que l’effrayante nature dise : Ah ! tu ne crois pas en Dieu. Eh bien, tu as raison. Un déluge, une peste, un tremblement de terre, c’est l’athéisme pris au mot. ”
Johann Lorenz Blessig,
Péroraison d'un discours prononcé le second dimanche de Pâques le 24 avril 1814…
(1814)
“ Hé bien, toutes ces calamités pouvaient fondre sur nous : toutes ces calamités ont été défournées de nos têtes par la main adorable de ce Dieu qui veillait sur nous. L'ennemi même, qui était à nos portes, n'a-t-il pas toujours eu pour nous les plus nobles ménagemens? ”
Marie Lenéru,
Journal de Marie Lenéru
“ Ce n’est pas en avant que les calamités sont les plus effrayantes. C’est par derrière qu’est leur véritable action, c’est dans le passé définitif qu’elles pèsent et qu’elles épouvantent. J’ai le frisson de ces douze ans que j’ai derrière moi, « ce long espace d’une vie mortelle ». ”
Jules Du Camp, Histoire de la Révolution de Février… (1850)
“ Nous touchons à l'instant suprême où les nécessités de la guerre éclatent en terribles calamités. Evitez-les à une cité remplie de tant de glorieux souvenirs. Si vous persistez à nous repousser, à vous seuls appartiendra la responsabilité d'irréparables désastres. ”
C. de Varigny, Revue des Deux Mondes
“ Ces calamités qui nous poursuivent, dit-il, ont des causes fixes et invariables ; les tremblemens de terre, les sécheresses, les inondations, la famine n’ont aucun rapport avec les actions bonnes ou mauvaises des hommes. ”
Alexis Jacques Serre Saint-Roman, Suite de la Correspondance de M. le Cte De Saint-Roman et de M. Masuyer… (1820)
“ Les calamités , les désastres continueront à s'accroître avec la plus effrayante rapidité ; il faudra donc tromper encore le peuple, et désigner à sa crédulité de nouveaux instigateurs de ses peines et de ses malheurs. ”
Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort,
Œuvres complètes de Chamfort
“ — Les fléaux physiques et les calamités de la nature humaine ont rendu la société nécessaire. La société a ajouté aux malheurs de la nature. Les inconvéniens de la société ont amené la nécessité du gouvernement, et le gouvernement ajoute aux malheurs de la société. Voilà l’histoire de la nature humaine. ”
Friedrich Nietzsche,
Le Gai Savoir
(1882)
“ Le désir de souffrance. — Quand je songe au désir de faire quelque chose, tel qu’il chatouille et stimule sans cesse des milliers de jeunes Européens qui tous ne peuvent supporter ni l’ennui, ni eux-mêmes, — je me rends compte qu’il doit y avoir en eux un désir de souffrir d’une façon quelconque afin de tirer de leur souffrance une raison probante pour agir. La misère est nécessaire ! De là les cris des politiciens, de là les nombreuses « calamités publiques » de toutes les classes imaginables, calamités fausses, inventées, exagérées, et l’aveugle empressement à y croire. ”
André Chénier,
Œuvres poétiques de Chénier
“ C’est bien [2] . (En citer plusieurs exemples et ses propres paroles, surtout quand il s’extasie sur le bon sens du faubourg Saint-Antoine [3] ) Tous, dans les calamités publiques, semblaient se consoler en faisant beaucoup de calamités particulières, etc., etc., et se croyaient moins malheureux quand ils avaient... ”
Claude-Adrien Helvétius,
De l’Esprit
(1758)
“ De pareilles sollicitations , qui n'ont que trop sou170 vent plongé les nations dans les plus grands malheurs, font des sources intarissables de calamités : calamités auxquelles peut-être on ne peut soustraire les peuples qu'en brisant entre les hommes tous les liens de la parenté , & déclarant tous les citoyens enfants de l'état. ”
Anatole Hudault, Réformons ! : économie sociale… (1871)
“ Où va le monde? — L'horrible crise que nous venons de traverser a jeté dans nos coeurs ce trouble, cette anxiété qui ont toujours été les signes avant-coureurs des grands bouleversements enregistrés par l'histoire: au bruit retentissant de nos malheurs, comme jadis à la voix menaçante des prophètes et des sybilles, de sombres et mystérieux pressentiments ont passé comme un souffle sur les nations, et le monde a tressailli. ”
Émile Deschamps,
Misère et charité, poésie de M. Émile Deschamps…
(1860)
“ S'il est, sous quelque zone, incendie, ou famine, Ou déluge, un fléau tombé sur les humains, Ta prompte sympathie, ô France, n'examine Ni races ni climats pour ouvrir tes deux mains ; Et n'importe qui souffre ou ce qui périclite, Ton aumône cosmopolite Au devant du malheur court par tous les chemins. ”
“ L’éclair cria : — Silence aux pieds d’Adonaï ! — Et le chaos se tut dans le gouffre ébloui. Et l’archange qui veille entre deux pilastres Du seuil mystérieux plein d’yeux qui sont les astres, Se courba sous l’azur sans oser faire un pas Et dit au Dieu vivant : Le chaos n’en veut pas. Et Dieu dit : Je consens que ce monde revive. II. LA SORTIE DE L’OMBREII. LA SORTIE DE L’OMBRE I L’eau baissa, comme un flux qui s’en va d’une rive, Et les flots monstrueux, décroissant par degrés, Descendirent du haut des monts démesurés. Au-dessus de la terre une voix dit : Clémence ! ”
Budin, Trois Problèmes sociaux, par M. Budin (1885)
“ L'incendie, l'inondation, la grêle, la famine, la peste, les ouragans, les tremblements de terre, vous frappent dans vos biens ou dans vos personnes, mais ils ne vous humilient pas. La guerre, c'est l'incendie en permanence, l'assassinat, la destruction, le pillage en grand. C'est le deuil, l'effroi, les larmes. ”
Georges Renard, La nature et l'humanité (1925)
“ Par accès cependant la révolution, Cyclone convulsif, mais qui ne dure guère, Un fléau meurtrier, peste, invasion, guerre, A l'éternel marcheur cause des soubresauts, L'arrête ou le secoue en douloureux cahots. ”
Victor Hugo,
William Shakespeare
“ De temps en temps passent sur cette surface, comme les rafales sur l’eau, des catastrophes, une guerre, une peste, une favorite, une famine. Cela fait un frémissement qui dure peu, le fond de la douleur étant immobile comme le fond de l’océan. Le désespoir dépose on ne sait quel plomb horrible. ”
Romain Rolland,
Clerambault
(1920)
“ Permettez à un vieux savant, philosophe, d’opposer à votre saint Homme de douleur l’inhumanité calme de sa pensée. Peut-être y trouverez-vous, malgré tout, un bienfait.—Cette crise qui vous épouvante, cette grande mêlée, n’est rien de plus, en somme, qu’un simple phénomène de systole, une contraction cosmique, tumultueuse et ordonnée, analogue aux plissements de la croûte terrestre, accompagnés de tremblements destructeurs. L’humanité se resserre. Et la guerre est son séisme. Hier, c’étaient, dans chaque nation, les provinces en guerre;{112} avant-hier, dans chaque province, les villes. ”
Victor Considerant,
Débâcle de la politique en France
(1836)
“ Il y a des voix sages et des intelligences élevées qui, depuis longtemps et sans relâche, proclament que la société est arrivée à un point où elle enfante le mal avec une hideuse et terrible énergie. — A chaque crise qui surgit, à chaque plaie qui nous frappe, tous le reconnaissent et le constatent; la terreur se propage; on sent le mal, on palpe le danger; on s'écrie qu'il faut un remède ! Eh bien!—et c'est une chose profondément triste et fatale,— à peine le calme rétabli par une prompte réaction RÉPRESSIVE , tout est oublié !... la peur se dissipe, l'opinion se calmé, l'esprit s'endort ”
“ Il y a les lamentables sans nombre, femmes, vieillards, petits enfants ; il y a les vivants et les morts. Tout ce peuple saigne, toute cette multitude jette sang et eau au milieu de la Croix de misère, en Orient, en Occident, sous tous les ciels, sous tous les bourreaux, sous tous les fléaux, parmi les tempêtes des hommes et les tempêtes de la nature, — depuis si longtemps ! ”
Léon Bloy,
Celle qui pleure (Notre Dame de la Salette…
(1908)
“ Malheur aux habitants de la terre ! il y aura des guerres sanglantes et des famines ; des pestes et des maladies contagieuses ; il y aura des pluies d’une grêle effroyable d’animaux ; des tonnerres qui ébranleront des villes ; des tremblements de terre qui engloutiront des pays ; on entendra des voix dans les airs ; les hommes se battront la tête contre les murailles ; ils appelleront la mort, et, d’un autre côté, la mort fera leur supplice ; le sang coulera de tous côtés. ”
Alexandre Achille Duval, Barreau de Paris. Jean Bodin. Discours prononcé le 21 novembre 1867… (1867)
“ Parmi ces siècles à la fois terribles et grandioses, se place tout d'abord le seizième siècle. Au premier moment le regard n'y découvre qu'un inextricable chaos; le monde entier semble disparaître sous un déluge de feu et de sang. ”
Jean Fontaine, Hommage à la France, par Jean Fontaine (1870)
“ Bons frères, que vos campagnes soient ravagées, vos maisons incendiées, vos châteaux renversés, vos palais détruits, vos fleuves détournés, vos ponts brisés, vos trésors dissipés, vos fils et vos frères massacrés, vos femmes veuves et vos enfants orphelins, c'est là sans doute un malheur, un grand malheur, un malheur qui fait frissonner la nature, mais c'est un malheur réparable en quelque sorte. ”
Edmond Dupouy,
Le Moyen âge médical, les médecins au moyen âge…
(1888)
“ La société est empreinte d'un profond sentiment de tristesse. Il y a comme un crêpe de douleur répandu sur la génération. Le monde est livré à tous les fléaux ; les invasions des barbares, les maladies pestilentielles, l'horrible famine déciment le peuple; des vents violents brisent les arbres séculaires ; un ciel grisâtre se mêle aux brouillards des forêts profondes. comme une nuit qui enveloppe le genre humain. C'est un cri lamentable poussé par tout un siècle... Le sombre témoignage du contemporain Glaber indique le fatal état de la société dévorée par tant de fléaux. ”
Charles Benoist,
Revue des Deux Mondes
“ Mais le monde entier, — les neutres presque autant que les belligérans, — souffre et témoigne par des crises d’un trouble qui va de l’inquiétude à l’angoisse, d’un malaise croissant aux plus cruelles douleurs. ”
Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques
(1907)
“ Ainsi fleurit sur des ruines Un lis que l'orage a planté. Il vient, quand les peuples, victimes Du sommeil de leurs conducteurs, Errent aux penchants des abîmes Comme des troupeaux sans pasteurs. Entre un passé qui s'évapore, Vers un avenir qu'il ignore, L'homme nage dans un chaos ! Le doute égare sa boussole, Le monde attend une parole, La terre a besoin d'un héros ! ”
Zed, Société parisienne (1891)
“ Édifices bâtis sur un sable mouvant, et que le moindre vent emporte. Vienne un revers de fortune, un grand chagrin, une épidémie, une guerre, un événement quelconque, et les coteries se dispersent. Leurs éléments se désagrègent, se mélangent, s'entrecroisent, se combinent de nouveau à l'infini et forment, à la longue, le chaos le plus réussi, l'amalgame social le plus bouflon et le plus abracadabrant qu'il soit possible d'imaginer. Que dire, après cela, de ce qui se passe de nos jours? ”
