Résumé

Jules Du Camp Histoire de la Révolution de Février… (1850)

« Il faut que le peuple prouve à ses détracteurs qu'entre ses mains la liberté n'est pas un instrument de destruction de l'ordre, mais une semence féconde jetée dans un sillon péniblement labouré, et plus d'une fois arrosé de son sang.
« Organiser la victoire! Cela veut dire que tout le inonde doit venir en aide à ceux qui ont accepté la responsabilité du gouvernement provisoire.
« Il faut que le riche consomme, pour que le pauvre travaille ; il faut que le pauvre travaille, pour que la victoire reste glorieuse et ne se déshonore pas par le pillage. »
Source : Gallica

Jules Du Camp Histoire de la Révolution de Février… (1850)

La régence au milieu d'une crise qui avait soulevé le peuple, entraîné la garde nationale, dissous l'armée, renversé le trône, expulsé le roi, provoqué le suffrage universel, suspendu le travail, jeté deux cent mille ouvriers affamés de droits et de pain sur le pavé, n'était pas la paix, c'était une trêve courte et agitée. La révolution sanglante n'était pas finie : elle commençait. Terrible, convulsive, insatiable, avec ce faible gouvernement de sentiment et de surprise.
Source : Gallica

Jules Du Camp Histoire de la Révolution de Février… (1850)

Aux citoyens morts pour la liberté! Voici, enfin, quelques passages de l'ordre du jour du général de Courtais :
« Honneur et respect aux mânes de tous ces citoyens, vos frères, qui ont payé de leur sang le triomphe de la République ; ils ont combattu la poitrine découverte, et ils sont morts comme savent mourir les hommes qui se battent pour les. principes éternels de la démocratie !
« Honneur à ce cortége de cadavres frappés au coeur par les balles de la tyrannie ; ils avaient rêvé le beau soleil de la République, ils se sont endormis dans l'immortalité ! »
Source : Gallica

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