Résumé

Charles Richomme Journées de la révolution de 1848… (1848)

Oh! sans doute, dans les premières ardeurs de la victoire, le fusil sur l'épaulé et tout floqueté de rubans, un peuple généreux et brave peut se dire : Si notre gouvernement n'est pas reconnu par les puissances étrangères, nous l'aiderons à s'en passer.—Mais c'est la guerre.—La guerre, soit.—Oui, nous revenons ainsi à notre merveilleuse nature, nous ne comptons pas nos ennemis, nous les combattons ; mais ce n'est point à des conditions si faciles que les hommes qui ont pris le gouvernement provisoire de la France se peuvent justifier d'en avoir eu le courage et le dévouement.
Source : Gallica

Charles Richomme Journées de la révolution de 1848… (1848)

Au Carrousel, au moment où les gardes municipaux venaient de cesser le feu, quelques hommes, exaltés par le combat, voulaient faire main-basse sur ces malheureux instruments du despotisme; mais bientôt l'exaltation des vainqueurs fit place à des sentiments de concorde. « On a tué mon frère au Palais-Boyal, criait un citoyen, il faut que je tue quelqu'un! — Si tu tues quelqu'un, répondit un garde national, ce sera ton frère aussi ! »
Source : Gallica

Charles Richomme Journées de la révolution de 1848… (1848)

Pauvre ouvrier ! vous n'avez qu'une blouse, On n'entre pas dans le palais des rois !
Pourquoi, soldat, pourquoi nous faire un crime De ce qui n'est que la loi du destin ? Pour mes enfants, ma femme que j'estime, J'use mes bras en leur gagnant du pain. Donc, je vaux bien ce riche qu'on renomme, J'ai de l'honneur suivi toujours les lois. —Pauvre ouvrier ! vous n'êtes qu'honnête homme ! On n'entre pas dans le palais des rois !
Pourtant, soldat, lorsqu'en quatre-vingt-douze
Le peuple vint habiter ce palais,
Aux ouvriers revêtus d'une blouse
Le roi disait : ce sont tous des Français.
Source : Gallica

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