Résumé

F. Landremont Récit de la révolution à Paris… (1848)

Messieurs et chers collègues, dit-il, aux gardes nationaux, vous êtes les protecteurs de l'ordre public et de la liberté. Sur tous les points où des collisions éclatent, c'est à vous de mettre un terme à l'effusion du sang de vos frères, concitoyens ou soldats, car les soldats sont vos frères comme le peuple. Vous étiez frappé de la crainte que votre concours ne semblât un acquiéscement à une détestable politique; détrompez-vous. Cette pétition, je vais la déposer sur la tribune. Maintenant allez où des collisions s'élèvent, rétablissez l'ordre et la paix; le ministère est frappé de mort
Source : Gallica

F. Landremont Récit de la révolution à Paris… (1848)

Le combat était éminent, le sang allait couler à flots, lorsqu'un courageux citoyen, M. Aubert-Roche, lieutenant dans la 5e légion, crut devoir se dévouer pour éviter, s'il était possible, une collision que tout annonçait comme devant être sanglante. Il se porta vers la grille du palais, que le peuple commençait à ébranler, du côté de la rue de Rivoli, et demanda à parler au commandant. Celui-ci arriva tout effrayé.
« Vous êtes perdus ! lui crie le lieutenant ; vous êtes cernés , et le combat va s'engager, si vous n'évacuez les Tuileries et ne les livrez à la garde nationale. »
Source : Gallica

F. Landremont Récit de la révolution à Paris… (1848)

« Vous êtes bien coupable, s'écrie-t-il, de faire charger des citoyens inoffensifs, sous les yeux de leurs frères armés pour défendre l'ordre et les libertés publiques. Que voulons-nous ? que veut la population toute entière? la réforme électorale et la chute d'un ministère impopulaire; car, nous aussi, nous crions : Vive la réforme ! à bas Guizot ! »
L'officier supérieur dit, quelques mots et ses soldats s'arrêtèrent devant la manifestation de la garde nationale. La troupe ne tarda point à fraterniser avec la garde bourgeoise et le peuple.
Source : Gallica

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