Résumé

Les trois journées de février 1848… (1848)

On citait déjà les noms des victimes tombées sous le plomb de la garde municipale ; des femmes, des enfants avaient péri. L'irritation du peuple tournait à l'exaspération ; les tambours de la garde nationale, battant le rappel, étaient escortés par une foule de gens du peuple en blouse, armés de bâtons, et chantant le choeur des Girondins et la Marseillaise. Le soir, le poste de l'octroi situé à l'extrémité du faubourg du Roule est envahi par un rassemblement considérable qui s'en empare et en reste maître une partie de la nuit.
Source : Gallica

Les trois journées de février 1848… (1848)

Les banquets n'eurent d'autre résultat que d'exciter dans le coeur de Louis-Philippe et de ses ministres l'épouvante et l'irritation. La résistance la plus intraitable, les insultes les plus audacieuses à l'esprit public, tel fut leur système. Le canon leur parut être le dernier et invincible argument à opposer aux idées de ceux qu'ils appelaiem leurs ennemis.
Louis-Philippe surtout se montra intraitable; aux observations timides que la peur inspirait de temps en temps à M. Guizot, il opposait une volonté, disons mieux, une ténacité que rien ne pouvait vaincre.
Source : Gallica

Les trois journées de février 1848… (1848)

A peine était-elle arrivée à la hauteur du Ministère des Affaires étrangères, que là, sans sommation, sans motif plausible, l'officier commandant la troupe ordonna de faire feu : une décharge retentit, cinquante à soixante personnes tombent baignées dans leur sang. L'horreur et l'épouvante s'emparent de la foule. De toutes parts on voit s'enfuir les promeneurs paisibles et désarmés, les femmes sans défense ; le peuple revient terrible vers le boulevard des Italiens
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature