Droit des nations

Définition et enjeux

Georges Bry,  Précis élémentaire de droit international public… (1891)

“ La nation elle-même ne peut séparer et diviser arbitrairement des provinces que le temps, les moeurs et la tradition ont unies ensemble, et un pouvoir étranger, qui obtient par la violence des cessions de territoire, commet, contre la liberté des nations, un attentat que le droit international moderne doit flétrir et condamner. Je renvoie, pour l'appréciation des traités de cession, en temps de paix, ou après une guerre, à ce que j'ai dit déjà précédemment, surtout à l'occasion de la théorie des nationalités. ”
Source : Gallica

Franz von Holtzendorff,  Éléments de droit international public… (1891)

“ Il faut, en effet, qu'une nation se soumette à une autorité suprême, fortement consolidée, pour pouvoir manifester sa volonté au dehors, pour acquérir des droits et pour les faire valoir, pour remplir les obligations contractées et pour empêcher tout citoyen d'entreprendre contre les nations amies des actes contraires au droit et à la justice. ”
Source : Gallica

Henry Bonfils,  Manuel de droit international public… (1908)

“ Loin de contrecarrer le Droit international, la politique doit en préparer et en favoriser le développement. A elle incombe le devoir de poursuivre l'abrogation des règles contraires à l'intérêt bien entendu de la communauté des nations, de provoquer l'adoption de principes nouveaux, plus appropriés au but du Droit, de s'évertuer à défendre la liberté d'action de chaque État. — L'application raisonnable des règles du Droit international rentre dans les attributions de la politique. ”
Source : Gallica

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