Résumé

Alphonse Rivier Principes du droit des gens, par Alphonse Rivier… (1896)

L'État a le droit de conserver intact et entier son territoire, avec les richesses de toute nature que la Providence et l'activité humaine y ont accumulées, ainsi que son domaine, sa fortune.
Il a le droit d'augmenter cette fortune, ce domaine, ce territoire, par tous les moyens qui ne sont pas contraires aux droits des autres Etats. La conservation comprend le développement. Organisme vivant, l'État serait condamne à s'atrophier, à périr, s'il ne pouvait s'épanouir, croître, progresser. Pour les peuples non moins que pour les individus, le progrès est la condition même de la vie.
Source : Gallica

Alphonse Rivier Principes du droit des gens, par Alphonse Rivier… (1896)

La personne du droit des gens est l'État fédératif lui-même, l'ensemble des États associés. Ceux-ci ont renoncé, en sa faveur, à certains éléments essentiels de leur souveraineté, et cela d'une façon définitive. Ils n'ont plus la personnalité du droit des gens, ou du moins ils ne l'ont plus entièrement ; ils ont une personnalité partielle, dans l'ensemble et par l'ensemble.
L'État fédératif exerce sa souveraineté à l'extérieur, en son propre nom. C'est lui, et lui seul, qui a le droit général de conclure les traités, le droit de légation actif et passif, le droit de guerre et de paix.
Source : Gallica

Alphonse Rivier Principes du droit des gens, par Alphonse Rivier… (1896)

Le droit des gens n'est pas imposé aux États par une force extérieure; eux-mêmes se l'imposent, volontairement et librement. Il n'existe pas d'autorité chargée de le faire observer, pas de juge pour en réprimer la violation. A l'État lésé de se faire justice, s'il le peut: souvent le droit le meilleur sera celui du plus fort. Il est vrai, en un mot, que le droit des gens est dénué d'une sanction juridique générale, absolue, tangible.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature