Camille Montanari-Revest, Traité de droit international public en temps de paix… (1880-1882)
“ Mais, disent les défenseurs du droit de conquête, si, après sa défaite, un peuple se voit menacé d'une perte totale imminente; si, pour l'éviter, il se résigne à céder une province, et si cette cession est sanctionnée par un traité qui l'accepte et la consacre, voudra-t-on croire que le transport de la souveraineté d'un État à un autres est illégitime ? Et remarquez encore, ajoutent-ils, que le vaincu ne consent à subir le préjudice résultant pour lui de la perte d'une province, que pour échapper à un mal plus grand, que ce fait est reconnu et admis par le pacte conventionnel. ”
