Résumé

Robert Piédelièvre Précis de droit international public ou droit des gens… (1894-1895)

On entend par nationalité le fait, et même le droit, suivant quelques-uns, d'exister à l'état de nation. Or, de même que la race lie les hommes par un lien naturel, la nationalité les unit par un fait d'ordre historique. Une longue communauté d'intérêts, de sentiments, d'aptitudes spéciales, une fusion d'existence se perpétuant à travers les siècles, jointe à l'identité d'origine, engendrent ce génie particulier qui révèle la nation.
Source : Gallica

Robert Piédelièvre Précis de droit international public ou droit des gens… (1894-1895)

C'est pour maintenir son bon droit qu'un peuple court aux armes, concentre toutes ses forces pour chercher à vaincre, expose la vie de ses citoyens. Il n'est jamais indifférent d'avoir le bon droit de son côté... Le bon droit évident amène des amis et attire la sympathie de l'opinion publique. L'injustice manifeste augmente l'inimitié. Le plus fort, devenu vainqueur, ne se sent, suivant l'expression de Rousseau, pas aussi fort sans le droit, et n'est content de sa victoire que s'il peut réussir à transformer la force en droit et l'obéissance en devoir.
Source : Gallica

Robert Piédelièvre Précis de droit international public ou droit des gens… (1894-1895)

A cet égard, l'autorité gouvernementale est absolument maîtresse de sa décision. Nul n'a le droit de lui dicter le parti à prendre ni de lui reprocher le parti qu'elle a pris. C'est à elle à juger, en toute liberté, si le nouvel État répond aux exigences de la vie internationale, si les forces dont il dispose garantissent d'une façon suffisante la stabilité de son gouvernement et le maintien de sa constitution. Néanmoins, il faut reconnaître à cet État, dès qu'il réunit les éléments constitutifs de sa nouvelle qualité, le droit d'obtenir son admission dans la communauté internationale.
Source : Gallica

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