La non-intervention désigne une politique diplomatique visant à éviter l'engagement direct d'un État dans les conflits étrangers, notamment durant la guerre d'Espagne (1936-1939). Cette politique a marqué la France et le Royaume-Uni, qui ont conclu un accord international pour interdire l'exportation d'armes vers le pays en conflit. Cependant, cette approche a révélé des contradictions : si le Royaume-Uni et la France prônaient une neutralité formelle, l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste et l'Union soviétique ont violé le pacte en soutenant les belligérants.
Des auteurs comme Alphonse Pépin ou l'Abbé Desorges ont interrogé les limites de ce principe, soulignant que l'intervention peut être justifiée pour défendre un État faible. John Stuart Mill, quant à lui, insistait sur la nécessité d'une application universelle de la non-intervention afin d'éviter les injustices. Cette tension entre idéalisme et pragmatisme reste au cœur des débats sur la diplomatie et le droit international.