Henri Féron

Élements biographiques

Henri Féron Les Otages et la diplomatie, lettre aux ambassadeurs d'Angleterre… (1871)

Mais nous, prêtres, qui vivons au milieu de ces bêtes féroces à figure humaine, que nous cherchons à transformer, et dont nous ne pouvons, malgré nos prières et notre dévouement, que rarement adoucir les instincts brutaux, nous savons que nous avons tout à redouter pour notre premier Pasteur, et rien à espérer pour lui de ces hommes, sans une démarche de Votre Excellence et de ses nobles collègues.
Source : Gallica

Henri Féron Les Otages et la diplomatie, lettre aux ambassadeurs d'Angleterre… (1871)

Pour moi, je le sais d'une manière d'autant plus précise et plus certaine que, huit fois déjà, sans crainte d'être violemment saisi par leurs agents ou par eux-mêmes, je suis allé, malgré mon habit, jusque dans leurs différents repaires, leur demander en face, mais en vain, de pénétrer, devant témoins, dans le cachot de mon Évêque, et me mettre à sa disposition, s'ils ne voulaient pas le rendre à la liberté.
Certainement, il n'est pas un homme de coeur, pas une nation, qui n'approuve la démarche de Votre Excellence
Source : Gallica

Henri Féron Les Otages et la diplomatie, lettre aux ambassadeurs d'Angleterre… (1871)

Le secrétaire de Votre Excellence, vraiment courtois d'ailleurs et parfait gentilhomme, m'a répondu franchement que les règles de la diplomatie, et surtout le fameux principe de non-intervention, s'opposaient à l'effet de ma demande.
Malgré celte réponse désolante, veuillez me permettre, Monsieur l'Ambassadeur, de réitérer ma prière à Votre Excellence.
Sans être diplomate, je n'ignore pas que la diplomatie a des règles qu'elle ne doit point oublier; mais, je ne croirai jamais que ces règles soient établies contre les lois impérieuses de l'humanité.
Source : Gallica

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