Gabriel-Victor Duclo

Élements biographiques

Gabriel-Victor Duclo Résumé de la situation sociale… (1837-1838)

La loi d'avril montre que l'homme est ici-bas à la merci de l'homme ; elle porte la pensée à la formidable question du pouvoir et des destinées humaines; elle proclame que, sans le principe dé charité, il ne reste à la société que le seul droit du bon plaisir et de la force. Vient-elle aussi révéler le sens de l'infaillibilité du pouvoir? Pouvoir infaillible, est-ce à dire pouvoir nécessaire, et, quoi qu'il fasse, il tient infailliblement l'humanité dans la voie du but de la création? Sont donc les très grandes curiosités du mouvement social les idées d'où est sortie la loi d'avril !
Source : Gallica

Gabriel-Victor Duclo Curiosités du mouvement social… (1837-1838)

Le privilège actuel de la cour de cassation, est une hostilité violente, contre les lois, contre les tribunaux, contre le corps social en entier, contre toute personne, contre tout droit, contre tout intérêt, contre toutes les institutions de la France. C'est un déplorable calcul de l'aristocratie. La démocratie balayera à coup sûr, non pour opinion, mais pour morale et pour intérêt ; car le temps des castes et des opinions a passé, remplacé pleinement par l'époque des intérêts sociaux. Oui, on ne souffrira pas long-temps que cassation dise : La loi, c'est moi
Source : Gallica

Gabriel-Victor Duclo Curiosités du mouvement social… (1837-1838)

La nouvelle cour de cassation est, pour la France : législateur , dictateur, arbitre, parlement souverain-suprême-unique. Pour tous et pour chacun , le droit civil, commercial, criminel, administratif, répressif, etc., n'est plus qu'un arrêt de cassation. Et, à chaque arrêt, cassation est libre de prononcer à sa guise. Et, jamais, arrêt ou décret de cassation , qui pose certitude de fixité pour les cas semblables. Et, ni limite, ni frein, ni garantie stipulée, pour protéger les citoyens.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature