Alphonse Pépin

Résumé

Alphonse Pépin Deux ans de règne, 1830-1832 (1833)

Or, la chambre est le produit des élections, les élections sont l'expression de la volonté de la bourgeoisie, la bourgeoisie c'est le peuple, et la monarchie de juillet n'a pas fait jusqu'ici un pas sans la majorité.
On lui reproche d'avoir donné peu d'honneur et de gloire au pays, car, disait Lamarque : « La gloire est un ciment si puissant, elle environne un trône d'une si brillante auréole, elle fait pousser des racines si profondes à une dynastie nouvelle, qu'il est politique de vouloir la guerre même sans motif. »
Source : Gallica

Alphonse Pépin Deux ans de règne, 1830-1832 (1833)

Est-il un seul prolétaire qui, par le travail ou le talent, ne puisse arriver au droit de bourgeoisie , puisque le travail engendre la propriété, et que la propriété est la seule condition imposée au titre de bourgeois ? Tout soldat ne peut-il pas devenir maréchal et tout commis , banquier ou ministre?
C'est une grande absurdité de comparer le bourgeois de nos jours, actif et industriel, au noble ignorant et oisif de 1789 ; c'est une insigne mauvaise foi de ne voir dans la société d'aujourd'hui que des travailleurs d'un côté et des oisifs de l'autre, comme en 1789.
Source : Gallica

Alphonse Pépin Deux ans de règne, 1830-1832 (1833)

La monarchie de juillet ne s'est écartée en rien de la ligne qui lui était indiquée par la nature des choses; elle a été tout ce qu'elle devait être, son seul tort est d'avoir été logique; elle a voulu la paix et les conséquences de la paix, parce qu'ainsi le voulait la France entière, et elle a maintenu la paix, le front haut, sans forfanterie, avec noblesse et dignité. Et quand elle a fait la guerre, qu'elle ne redoutait pas, mais qu'elle ne cherchait pas, cette guerre , elle l'a faite avec énergie et seulement dans le but d'arriver à la paix, source de toute prospérité.
Source : Gallica

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