Résumé

William Regnault Esquisse de la situation politique de la France en 1834… (1834)

Nous voyons donc avec plaisir que notre gouvernement va au-devant du mal qui nous menace. Si le cabinet de Saint-Pétersbourg voit, à n'en pas douter, que l'Angleterre et la France disposent une flotte formidable, non pas pour l'ostentation, mais pour l'action aussi, s'il en était besoin, il est à croire que plus d'une fois le czar délibérerait avant de s'engager contre une pareille confédération. La sûreté de l'univers, de la société politique, dépend maintenant de l'union cordiale des conseils et des efforts de la France et de l'Angleterre, pour s'opposer au torrent de la barbarie.
Source : Gallica

William Regnault Esquisse de la situation politique de la France en 1834… (1834)

LE vote universel ne saurait être combattu sous le point de vue théorique. Quel partisan, si ardent qu'il soit du privilége, oserait aujourd'hui le soutenir, en niant le droit primordial du citoyen à prendre part, autant qu'il est en lui, à la bonne direction de la société dont il fait partie? Il est superflu de dire que, sauf le cas de force, on n'obéit plus à l'homme mais à la loi, c'est-à-dire à la volonté présumée de tous, nul ne pouvant imposer sa volonté aux autres.
Source : Gallica

William Regnault Esquisse de la situation politique de la France en 1834… (1834)

Des doctrines, les républicains seuls en ont, parce que seuls ils ont de la conscience et de la logique. De la force, il n'y en a également qu'en eux, parce qu'il n'est de convictions, de progrès et de confiance que là. Les moyens qu'ils tiennent à la disposition du peuple pour le jour où le peuple les sommera de lui tenir parole, ce n'est pas ici le lieu de les détailler ; ces moyens n'ont d'ailleurs rien de secret, et la haine du gouvernement prouve à la fois qu'il les connaît et qu'il les apprécie.
Source : Gallica

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