Édouard Boinvilliers

Résumé

Édouard Boinvilliers A quoi servent les Parlements, 1815… (1883)

La peur s'empare des esprits: bientôt chacun se tait, puis s'esquive ; l'hôtel, comme la veille, devient désert, et M. Laffitte, vers onze heures du jour, n'a plus auprès de lui que Benjamin Constant. «Eh bien, demande le président au seul interlocuteur qui lui reste, que deviendrons-nous demain ? — Demain! répondit celui-ci, avec l'insouciance d'un esprit fatigué, d'une nature usée par les passions et blasée sur toutes les émotions, demain, nous serons pendus ! »
Ce n'était pas la corde qui les attendait, mais les cordons, les honneurs, les traitements et la puissance politique.
Source : Gallica

Édouard Boinvilliers A quoi servent les Parlements, 1815… (1883)

Là, aucune complication étrangère ; là, aucune pression de l'extérieur; le régime politique apparut dans toute sa pureté, à savoir, des dynastiques qui ont un goût un peu trop vif pour le pouvoir, et qui trouvant devant eux une majorité hostile à leurs voeux, la renversent, et la royauté avec elle. C'est plus correct, sans doute, que de se faire aider par les Prussiens, comme en 1815 et en 1871 ; mais, dans les deux cas, la cause et l'effet sont les mêmes : l'ambition au début, la révolution, avec ou sans invasion, au bout.
Source : Gallica

Édouard Boinvilliers A quoi servent les Parlements, 1815… (1883)

Quand les proclamations de Louis XVIII attaquent l'honneur des soldats, les peignent comme des révoltés, lorsqu'on cherche à les isoler de leur chef, il est en notre devoir de déclarer que l'armée et la nation, que les braves qui composent cette armée ne sont que notre avant-garde, que nous pensons comme eux, que nous marchons avec eux; que nous voulons leur tenir compte de leur sang et de leurs services... Dans les circonstances critiques où nous nous trouvons, il faut que la nation se sauve avec et par l'Empereur.
Source : Gallica

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