Édouard Boinvilliers

Résumé

Édouard Boinvilliers La Chute de l'Empire (2 janvier 1870… (1887)

Cela n'est pas plus vrai en matière de presse qu'en toute autre ; le bien, dans une nation, est dû à l'effort incessant de millions de volontés unies et ardentes à sa poursuite; si ces efforts cessent un instant, le mal reprend son éternel empire : l'homme nait avec des défauts, c'est la société seule qui l'oblige tantôt par l'attrait des récompenses, tantôt par la force, à avoir des vertus ; en venant au monde, il n'a que des passions qu'il chercherait à satisfaire sans aucune mesure, si ceux qui l'ont précédé sur la terre ne le contraignaient pas dans sa liberté.
Source : Gallica

Édouard Boinvilliers La Chute de l'Empire (2 janvier 1870… (1887)

La République avait inscrit dans son programme, à l'intérieur : la restauration du droit politique des Français, la prospérité et la moralité du pauvre, et à l'extérieur : une action capable de plaire aux instincts généreux du peuple. Ce programme n'a pas été exécuté; c'est l'Empire qui l'a rempli.
Abaissement moral.
La statistique criminelle d'un pays ne dit pas tout; des actes nombreux, qui ne tombent pas sous la férule de la loi, peuvent révéler les mauvais sentiments, les instincts pervers d'une société que son gouvernement ne sait plus détendre.
Source : Gallica

Édouard Boinvilliers La Chute de l'Empire (2 janvier 1870… (1887)

Il est toujours commode d'être sage après les événements ; le courant politique entraînait ceux-là mêmes qui avaient la prétention, jusque-là légitime, d'être comptés au nombre des plus sages ; quant au Prince, il était absolument couvert par la politique du Souverain, et ceux qui n'ont vu en lui qu'un ambitieux avide de pouvoir et de popularité, prouvent seulement qu'ils n'ont jamais approché ce grand personnage. Le dédain de la popularité, le culte de l'opposition et non celui du pouvoir sont les traits dominants de son caractère.
Source : Gallica

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