Résumé

Ernst d' U Lettres politiques d'un provincial… (1869)

Mais tous les efforts réunis de l'administration ne peuvent rien au fond sur la conscience d'un électeur qui s'est formé une conviction d'après la connaissance des hommes et des choses politiques.
Sous l'oeil de ses supérieurs, il peut approuver le choix de l'administration ou du gouvernement; quant aux candidats, dans son for intérieur, il juge, et, si le bon sens est chez lui supérieur à la passion, il jouit de toute liberté pour voter à sa guise. Personne ne saura celui qu'il a choisi,
La liberté du suffrage universel me paraît donc assurée par la loi, d'une façon très-suffisante.
Source : Gallica

Ernst d' U Lettres politiques d'un provincial… (1869)

Les réformes proposées par le gouvernement ne sont évidemment pas jugées suffisantes, et pourquoi? Tout simplement parce que le gouvernement ne veut pas se désaisir de toute l'autorité qui lui a été confiée par la constitution.
S'en déferait-il en faveur du peuple que ces Messieurs seraient encore bien moins satisfaits. Ce n'est pas tant de voir le gouvernement privé de ses prérogatives qui leur serait agréable, mais ils voudraient bien avoir le droit d'en prendre l'investiture. C'est là où le bât les blesse, et c'est fâcheux que tout le monde s'en aperçoive.
Source : Gallica

Ernst d' U Lettres politiques d'un provincial… (1869)

Lorsque la nation tout entière est suspendue aux lèvres de celui qui instruit, lorsqu'elle accorde une confiance, souvent aveugle, à ceux qui sont chargés de l'initier à la vie sociale et politique ; lorsque la chaire est placée au centre de la société même, pour faire son instruction et son éducation; lorsque l'influence des professants est devenue aussi incontestable, c'est évidemment commettre un crime public et de droit commun que de ne pas remplir exactement les devoirs imposés par cette situation complexe et éminemment responsable.
Source : Gallica

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