Résumé

Le Machiavel français (1869)

Cependant, ce Français si insubordonné, si rétif à l'autorité, si égalitaire, est en même temps possédé d'une ambition sans bornes, d'une soif insatiable d'honneurs, de titres, de décorations, d'emplois et de distinctions de tout genre. Aucun pouvoir, quel qu'il fût en France, n'a manqué de courtisans et de flatteurs : Robespierre lui-même en avait.
Par vanité nationale, le Français se complaît dans des rêves de combats, de gloire, de conquêtes. Dès son origine il était guerrier, batailleur, aventureux. César signalait le Gaulois comme l'élément le plus fort de son armée.
Source : Gallica

Le Machiavel français (1869)

Mais l'Assemblée semble n'avoir qu'un but, qu'une pensée : soustraire la nation au pouvoir absolu. Dans cette préoccupation exclusive, elle emprunte, non pas même à l'Angleterre, mais à la république naissante de l'Amérique du nord, une représentation nationale et une Constitution qui, au lieu de tempérer l'autorité royale, la paralysent et la frappent d'impuissance. Une Chambre unique, investie d'un pouvoir excessif, agissant, gouvernant parallèlement avec le Roi, souvent en opposition avec lui, devient plus puissante que lui : elle fait les lois, elle administre, elle règne.
Source : Gallica

Le Machiavel français (1869)

Mais cette justice ne peut que punir les coupables; elle ne peut repousser une attaque flagrante, réprimer une sédition, défendre le trône contre les agresseurs. Ce qu'il faut au moment du danger, c'est la force matérielle, la force armée, seul argument que comprennent les partis obstinés, les factions, les masses ameutées.
— L'Armée n'est pas seulement la sauvegarde du pays contre les attaques de l'étranger; elle doit servir aussi à combattre les ennemis de l'intérieur, à défendre le gouvernement, à réprimer toute tentative de rébellion ou de désordre.
Source : Gallica

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