Le Machiavel français (1869)
“ Cependant, ce Français si insubordonné, si rétif à l'autorité, si égalitaire, est en même temps possédé d'une ambition sans bornes, d'une soif insatiable d'honneurs, de titres, de décorations, d'emplois et de distinctions de tout genre. Aucun pouvoir, quel qu'il fût en France, n'a manqué de courtisans et de flatteurs : Robespierre lui-même en avait. Par vanité nationale, le Français se complaît dans des rêves de combats, de gloire, de conquêtes. Dès son origine il était guerrier, batailleur, aventureux. César signalait le Gaulois comme l'élément le plus fort de son armée. ”
