Claudius Billon, Soirées de province ou La république sans épithète (1885)
“ Le droit de faire les lois devenues nécessaires, comme aussi de veiller à ce que, le chef temporaire ne s'écarte pas de son mandat, le droit de représenter la nation, d'être la nation toujours debout, toujours en éveil, à qui le déléguerons-nous, à une seule ou à deux assemblées? A une seule, disent quelques-uns, puisque la nation est une. Erreur, répondent les autres; la nation est deux; c'est-à-dire que dans toute réunion nombreuse il y a toujours deux courants ; les emportés et les sages, les modérés et les impatients, les conservateurs et les hommes d'initiative. ”
