Résumé

Claudius Billon Soirées de province ou La république sans épithète (1885)

Le droit de faire les lois devenues nécessaires, comme aussi de veiller à ce que, le chef temporaire ne s'écarte pas de son mandat, le droit de représenter la nation, d'être la nation toujours debout, toujours en éveil, à qui le déléguerons-nous, à une seule ou à deux assemblées? A une seule, disent quelques-uns, puisque la nation est une. Erreur, répondent les autres; la nation est deux; c'est-à-dire que dans toute réunion nombreuse il y a toujours deux courants ; les emportés et les sages, les modérés et les impatients, les conservateurs et les hommes d'initiative.
Source : Gallica

Claudius Billon Soirées de province ou La république sans épithète (1885)

La République démocratique est la consécration la plus haute, la plus complète de la liberté, de l'égalité, qui, ni l'une ni l'autre, ne sont une question d'époque ou de latitude; il ne saurait donc y avoir qu'une seule République, que l'on peut être plus ou moins capable de pratiquer, mais que l'on doit accepter avec toutes ses conséquences, la République vraie, la République sans épithète.
Source : Gallica

Claudius Billon Soirées de province ou La république sans épithète (1885)

Voulez-vous lui imposer la république? mais une république imposée cesse d'en être une et tôt ou tard elle doit succomber sous quelque explosion de la volonté vraie. D'ailleurs un président ainsi nommé n'est plus le délégué du peuple, mais le délégué de ce qu'on peut appeler l'aristocratie du suffrage. Vous redoutez, dites-vous, que la communauté d'origine, conférant autorité égale, n'engendre des conflits dangereux, et nous, nous redoutons que l'infériorité d'origine n'autorise les empiétements du législatif sur l'exécutif, ce qui a eu lieu si souvent parmi nous.
Source : Gallica

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