Résumé

M. Jules Grévy président de la République… (1879)

Et si cet ambitieux est un homme qui à su se rendre populaire, si c'est un général victorieux, entouré de ce prestige de la gloire militaire, auquel les Français ne savent pas résister ; si c'est le rejeton d'une des familles qui ont régné sur la France, et s'il n'a jamais renoncé expressément à ce qu'il appelle ses droits ; si le commerce languit, si le peuple souffre, s'il est dans un de ces moments de crise où la misère et la déception le livrent à ceux qui cachent sous des promesses des projets contre sa liberté, répondez-vous que cet ambitieux ne parviendra pas à renverser la République ?
Source : Gallica

M. Jules Grévy président de la République… (1879)

Mais ce que n'avait pas le roi, et ce qui mettra le président de la République dans une situation bien autrement formidable, c'est qu'il sera l'élu du suffrage universel ; c'est qu'il aura la force immense que donnent des millions de voix. Il aura de plus, dans l'Assemblée, un parti plus ou moins considérable. Il aura donc toute la force matérielle dont disposait l'ancien roi, et il aura de plus une force morale prodigieuse ; en somme, il sera bien plus puissant que ne l'était Louis-Philippe.
Source : Gallica

M. Jules Grévy président de la République… (1879)

En réalisant l'harmonie des pouvoirs et le triomphe définitif du régime parlementaire, la présidence de M. Grévy établit solidement sur ce terrain la vraie République, sage, modérée; conservatrice, la République, de la paix, de la confiance, dû travail, des réformes, du progrès et de la liberté; forte de l'assentiment d'une immense majorité, cette présidence ouvre au pays un large et calme horizon.
L'avenir montrera quelle heureuse influence un tel choix peut exercer sur les destinées d'une grande nation arrivée non sans peine à la forme de gouvernement de ses voeux.
Source : Gallica

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