Jules Grévy

Définition et enjeux

Lucien Delabrousse Jules Grévy (Delabrousse)

On n’a jamais songé à réglementer le droit de grâce, et, du moment où le chef de l’État l’exerce dans sa pleine indépendance, pourquoi lui demander de signer des arrêts de mort lorsque sa philosophie répugne à la peine de mort ? Il y a là un sentiment profondément respectable ; il y a une démonstration de plus de la conscience et de l’élévation d’idées que M. Grévy apporte dans tous les actes de sa magistrature. Rester fidèle aux convictions de toute sa vie, telle est la devise de M. Jules Grévy
Source : Wikisource

Lucien Delabrousse Jules Grévy (Delabrousse)

Tel M. Jules Grévy s’était montré comme président de l’Assemblée nationale, tel il fut à la Chambre des députés. D’une voix unanime, la majorité l’avait appelé au fauteuil. Après le 16 mai, quand la Chambre fut dissoute, M. J. Grévy, en quelques mots, justifia les élus de 1876 des accusations dirigées contre eux par un gouvernement de surprise.
Source : Wikisource

Portrait de Joseph Reinach Joseph Reinach Pages républicaines, par Joseph Reinach… (1894)

M. Jules Grévy s'est incliné : au-dessus de sa fierté blessée, au-dessus du ressentiment qu'il aurait pu concevoir contre les outrages dont il a été abreuvé, il a placé l'intérêt supérieur de la République. Les républicains, tous les hommes de coeur, lui en seront profondément reconnaissants; nous ferons la haie sur son passage. Dans une vie politique de plus d'un demisiècle, il est, sans doute, plus d'une page que l'histoire pourra juger avec quelque sévérité; aujourd'hui, nous ne voulons nous souvenir que des côtés de lumière de cette vie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature