Résumé

Portrait de Paul Bosq Paul Bosq Voyage autour de la République (1884)

Ce serait d'un grand caractère et d'une âme puissante, si sa valeur correspondait exactement à la haute opinion qu'il en a conçue ; mais si l'ambition de M. Paul Bert n'a pas de bornes, son mérite en a.
L'Université n'a pas toujours été livrée aux Jules Ferry et aux Paul Bert ; elle a connu, même sous la République, des ministres plus aimables, elle a eu de véritables grands maîtres, M. Jules Simon et M. Bardoux.
Celui-ci n'est pas seulement un homme aimable, c'est « l'homme aimable », comme Ménalque était « le distrait ». On a dit de lui qu'il était l'ami de tout le monde ; c'est la vérité.
Source : Gallica

Portrait de Paul Bosq Paul Bosq Voyage autour de la République (1884)

Il se figure que les nations et les Chambres finissent invariablement par se rendre à merci à ceux qui ont obtenu d'elles la première faveur. Il a tort. Son système radical réussit longtemps, et ne réussit pas toujours. Il arrive un moment où l'absolu échoue, parce qu'il est l'absolu, c'est-à-dire le contraire de la politique. L'humanité a horreur de l'absolu, comme la nature a horreur du vide. Il a échoué, que M. Clémenceau y songe, dans les mains de Robespierre, dans les mains de Napoléon, et même dans les mains de M. de Girardin, qui n'a jamais été ministre.
Source : Gallica

Portrait de Paul Bosq Paul Bosq Voyage autour de la République (1884)

La vérité est qu'il ne croit à rien, en politique, pas même à la liberté. Il croit tout au plus au savoir-faire, à l'à-propos, et il s'en vante. Quelqu'un qui le connaît bien, l'a peint d'un trait: « un énorme sceptique ». Il a au moins pour lui, avec ce scepticisme qui est déjà une force, des études sérieuses, de l'acquit, de l'expérience, le maniement des affaires, un grand mépris des hommes, que son passage au ministère des Finances a naturellement augmenté ; un penchant, qu'il pousse jusqu'au népotisme, à se montrer serviable pour ses amis
Source : Gallica

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