Georges Haussmann

Définition et enjeux

Georges Laronze,  Le baron Haussmann (1932)

“ « Les mères inquiètes, écrira un jour Musset, qui fut son camarade, avaient mis au monde une génération ardente, pâle, nerveuse. Tous ces enfants étaient des gouttes d'un sang brûlant qui avait inondé la terre ; ils étaient nés au sein de la guerre, pour la guerre... »
Mais le moral ne tarda pas à exercer sa vigoureuse action sur le corps. Georges Haussmann allait atteindre trois ans lorsque son grand-père paternel l'emmena à Chaville. Là, dans la propriété de la Belle-Source, livré à l'air vivifiant des champs, il avait reçu les premiers éléments d'une
éducation virile.
”
Source : Gallica

Georges Laronze,  Le baron Haussmann (1932)

“ Dans l'ancien salon du Roi, Georges Haussmann achève la lecture du courrier que lui a remis Laurand, son chef de cabinet depuis 1856. Il est assis selon son goût, commodément, en un vaste fauteuil, jambes croisées, bien droit, la tête à peine penchée contre la main entr'ouverte. Sur ce large front, dégagé des cheveux plats qu'une raie impeccable sépare, aucun pli ne trahit les pensées. Seuls les coins des lèvres se relèvent en un sourire léger, fait de la connaissance des hommes et d'une profonde satisfaction intérieure. ”
Source : Gallica

Georges Laronze,  Le baron Haussmann (1932)

“ Georges Haussmann est dans sa soixante-dix-septième année. Il renonce à la lutte électorale, non point à l'existence qui vaut d'être vécue. Le bâton ne lui a pas échappé des mains.
Comme au temps où, le pied leste, il quittait la rue Montholon pour le quartier latin, la montagne Sainte-Geneviève pour le faubourg Poissonnière ou la rue Cadet, étudiant les lettres, les sciences, la musique, l'escrime ; comme au temps où, d'un cœur ardent, il s'adonnait à toutes ses tâches de préfet, sénateur, académicien, ministre hors le titre, ses journées sont absorbées par le travail et réglées
avec soin.
”
Source : Gallica

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