Émile Moselly,
Terres lorraines
“ La flamme de la bougie, tirant à sa fin, projeta tout à coup une lueur mourante, mystérieuse, presque surnaturelle. Et, dans cette flambée dernière, une grande ombre frôla le mur, animée soudain d’une agitation vivante, d’un mouvement inattendu, comme si la morte avait remué sous les plis du drap recouvrant sa forme rigide. Mais quand le garde eut allumé une autre bougie, tout rentra dans l’ordre, et il n’y eut plus au chevet de la morte que ce ronflement lassé, cette veillée douloureuse des vieux, et la nudité des murs blancs, sur qui passaient des ombres impalpables. ”
