“ Ses pieds reposent tout près de l’âtre. Les flammes d’une grosse bûche pétillent joyeusement, car le vent se fait froid au dehors. Elle cache son menton dans sa menotte. Les yeux dans le vide, elle se laisse bercer par ses rêves. ”
Bûche
Définition et enjeux
La bûche, morceau de bois destiné au feu, symbolise à la fois le confort domestique et une dimension poétique ou rituelle. Dès le XIXe siècle, des auteurs comme Théophile Gautier en font un élément de mélancolie et de rêverie, tandis que Mme Louis Trouillon la présente comme un support pédagogique pour les enfants.
Dans les récits folkloriques, elle devient un objet de tradition collective, porteur de cérémonies. Les citations révèlent ainsi une dualité : outil utile et symbole culturel, reliant le quotidien à l’imaginaire collectif.
Citations sur la bûche
Paul Acker,
Petites âmes : roman
(1901)
“ Cinq heures ont sonné, le moment où en automne le soir doucement glisse au long des murs comme un voleur, traverse les fenêtres et répand dans la chambre son ombre câline..Une bûche meurt dans le foyer, couverte de cendres, car vous êtes à la campagne et déjà il fait froid. Une lampe en cuivre forgé, posée sur un guéridon, laisse passer à travers la tulipe rosée une lumière égale. C'est le silence caressant qui précède les orages amoureux. ”
G. d’Avenel, Revue des Deux Mondes
“ Il se peut qu’esthétiquement la fumée âcre et l’ardeur intense du charbon de terre fassent regretter la flamme claire de la bûche, s’élançant pour ressaisir son léger panache d’ombre qu’emportait le vent ”
Paul Acker,
Petites âmes : roman
(1901)
“ Dans le foyer la bûche n'est plus qu'un gros charbon, et comme la lampe grésille faute d'huile, l'ombre s'est avancée, sournoise, et a tout recouvert. A travers la fenêtre on distingue, noirs, décharnés, pareils à de gigantesques épouvantails, les arbres du lac. ”
Théophile Gautier,
Œuvres de Théophile Gautier
(1890)
“ SOUFFLE, bise! tombe à flots, pluie ! Dans mon palais tout noir de suie, Je ris de la pluie et du vent ; En attendant que l'hiver fuie, Je reste au coin du feu, rêvant. C'est moi qui suis l'esprit de l'âtre ! Le gaz, de sa langue bleuâtre, Lèche plus doucement le bois; La fumée, en filet d'albâtre, Monte et se contourne à ma voix. La bouilloire rit et babille ; La flamme aux pieds d'argent sautille En accompagnant ma chanson; La bûche de duvet s'habille ”
Jacques Sevin,
Les chansons des scouts de France
(1926)
“ Prends de l'eau dans la cruche, Approche du foyer... (Scouts, encore une bûche, Une nouvelle bûche !) —Viens t'y chauffer les pieds ! III —De tes mains lacérées S'échappe un flot sanglant : Tu les a déchirées Sans doute en t'écroulant, Pauvre gas qui trébuches A la croix des chemins ?... (Scouts, encore une bûche, Une nouvelle bûche !) ”
Comité du folklore champenois, Le carnaval et les feux de carême en Champagne (1935)
“ Le bûcher érigé, la jeunesse du pays lui faisait charger sur les épaules ledit fardeau et l'obligeait à le porter jusqu'à son domicile, sans qu'il lui soit possible de se reposer, à chaque bûche qu'il laissait tomber par mégarde, il était redevable, envers la jeunesse qui l'escortait, d'un pot de bière. ”
Anatole France,
Sur la voie glorieuse
(1915)
“ Et pendant ce temps, combien de jeunes hommes, sous la lune froide, au fracas des obus, songeront, dans la tranchée, à ceux qui, demeurés dans la maison, pensent à eux et qui, cette nuit, allument tout de même la grosse bûche, font tout de même griller le boudin, car les usages anciens doivent être toujours suivis. ”
George Sand,
Théâtre de Nohant
“ J’entends venir la bonne Nanni, ma protégée ; elle cherche quelque chose qu’elle ne peut trouver dans la maison et qu’il s’agit de lui donner ! Allons, bûche de Noël, on t’a fait de la musique, on t’a mise en belle humeur ; il s’agit de nous donner une branche verte sans cesser de brûler. Vite, vite, grosse bûche ! pousse un peu, verdis et donne. Allons, courage ! (Une longue branche verte sort de la bûche enflammée.) Voilà qui est bien ! merci, bonne bûche ! ”
Mme Louis Trouillon, Du grain de blé jusqu'au pain… (1920)
“ Les enfants font rouler les bûches, et les comparent à la balle. Elles sont rondes, elles roulent comme des balles, mais ce n'est pas la même chose, parce que les bûches sont plates en haut et en bas, et se tiennent debout. « C'est comme deux cadrans », dit Raoul. Il y a des ronds sur ces cadrans : un tout petit au milieu, est plus foncé, plus brun. C'est le cœur de la bûche. Dans notre grosse bûche, le cœur est fendillé, c'est comme une étoile. OCCUPATIONS ET TRAVAUX MANUELS Causerie sur l'estampe de Rivière: Nous avons un gros tas de bois de boulanger, pour le feu. ”
Jules Laforgue,
Poésies complètes de Jules Laforgue
“ Automne, automne, adieux de l’Adieu ! La tisane bout, noyant mon feu ; Le vent s’époumonne À reverdir la bûche où mon grand cœur tisonne. Est-il de vrais yeux ? Nulle ne songe à m’aimer un peu. ”
Jacques Sevin,
Les chansons des scouts de France
(1926)
“ Je ne connais qu'embûches, Solitude et douleur... —Il nous reste une bûche, Une dernière bûche : Viens y chauffer ton coeur ! V Soudain la flamme brille, Les Scouts jettent un cri : Dans le pauvre en guenille Apparaît Jésus-Christ ! — Mettez votre capuche, Mes enfants, c'est Noël ! Pour vous flambe ma bûche, Ma plus joyeuse bûche, Au feu de camp du Ciel ! 10. — Chanson de la IXe Lille. (Troupe Thérèse de l'Enfant-Jésus) . I Nous sommes la Neuvième Lille, Aux couleurs de Carmel brun et blanc, Qui toujours gracieuse et virile, Dans la vie avance en souriant. ”
Alphonse Chabot, La nuit de Noël dans tous les pays
“ Nous venons poser, cousins, la bûche au feu, avec vous autres.Tous ensemble, nous allions joyeusement chercher la «bûche de Noël», qui—c'était de tradition—devait être un arbre fruitier. Nous l'apportions dans le Mas, tous à la file, le plus âgé la tenant d'un bout, moi, le dernier-né, de l'autre; trois fois, nous lui faisions faire le tour de la cuisine; puis, arrivés devant la dalle du foyer, mon père, solennellement, répandait sur la bûche un verre de vin cuit, en disant: Allégresse! ”
Jean Macé,
Histoire d'une bouchée de pain…
(1866)
“ Regardez un homme qui fend du bois. Si la bûche y met trop de façons, et qu'il faille frapper coup sur coup seulement une minute ou deux, vous verrez bientôt l'homme haleter, absolument comme s'il avait couru. En revanche, il aura gagné quelque chose à fendre sa bûche, en dehors du droit qu'il aura de se chauffer. ”
Édouard Grimard, La plante : botanique simplifiée (1871)
“ Vous placez à côté de l'une de ces vrilles qui s'ignorent elles-mêmes, un corps de grandes dimensions, une grosse bûche, par exemple, et la vrille indifférente frôlera la bûche sans nulle émotion, sans le moindre pressentiment ”
Albert Le Lorier, Monographie historique et statistique de la paroisse et commune de Bréville… (1898)
“ Leur devoir religieux accompli, ils faisait consciencieusement réveillon, de retour à la maison, où les attendait une table copieusement servie, et où brûlait, dans l'immense cheminée, la bûche traditionnelle, qui mettait souvent plusieurs semaines à se consumer en entier.Ce vieil usage n'est plus guère aujourd'hui qu'un souvenir de nos campagnes. ”
Tristan L’Hermite, Le Parasite Comédie
“ De la bûche apportée enfoncez cette porte :Six garderont l'entrée, et douze là-dedansFurèteront partout de crainte d'accident ;Il faut que du galant la capture soit faite ; Et qu'il soit bien logé ; tout le jour je vous traite. ”
Émile Verhaeren,
Verhaeren - Poèmes
“ Voici très longuement, très lentement, les râles D’hiver et les grands soirs dressés en bûchers d’or Rouge sur des fleuves et les mers novembrales Pleines de pleurs, pleines d’affres, pleines de mort. ”
François-Marie Luzel,
Contes populaires de Basse-Bretagne
“ On construisit un grand bûcher, au milieu de la plaine ; on y mit le feu et le diable fut jeté dans le brasier. Comme il était habitué au feu, il n’y mourait pas, mais, il poussait des cris, qui effrayaient tout ce qui vivait à plusieurs lieues à la ronde, et il essayait de s’échapper. ”
Daniel Stern, Histoire de la Révolution de 1848 (1869)
“ On apporte des bottes de paille, des fagots; un tonneau d'esprit-de-vin est roulé sur ce bûcher. Le vent attise l'incendie, il pousse la flamme; elle monte, s'étend, tourbillonne; elle entoure d'une ceinture ardente le vieil édifice; elle pénètre enfin, elle s'engouffre dans l'intérieur. ”
Léon Bloy,
Sueur de Sang
(1893)
“ Mais, enfin, ses yeux venant à s’ouvrir tout à fait, il découvrit que le colossal et glorieux bûcher n’existait absolument plus. Disparu, raflé, envolé jusqu’au dernier morceau de bois, comme une plume que le vent léger aurait emportée. ”
Joseph Bonin, Biographies de l’honorable Barthélemi Joliette et de M. le Grand vicaire A. Manseau
“ Les bûcherons disposés par couples, au pied de chaque géant, saisissent leurs haches tranchantes. Le signal est donné : Les coups redoublés et terribles résonnent en cadence, faisant jaillir de toutes parts, les larges copeaux qui parsèment le blanc manteau dont l’hiver a recouvert la terre. ”
Charles Baudelaire,
Les Fleurs du mal
“ Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres Le bois retentissant sur le pavé des cours. Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère, Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé, Et, comme le soleil dans son enfer polaire, Mon cœur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé. J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ; L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd. Mon esprit est pareil à la tour qui succombe Sous les coups du bélier infatigable et lourd. Il me semble, bercé par ce choc monotone, ”
Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 septembre 1867
“ Le pauvre bûcheron est assiégé par l’hiver, autour de sa cabane isolée le vent hurle, la neige s’amoncelle, les arbres gémissent ; mais voilà qu’au milieu de la tourmente un bruit léger se fait entendre à sa fenêtre. ”
Hippolyte Rollot, Les chants de la vie : poésies (1887)
“ Lorsque je serai mort élevez un bûcher Où, pour dernier repos, on me vienne coucher; Un bûcher flamboyant, glorieuse fournaise, Où je puisse baiser la lumière à mon aise; Un bûcher rayonnant comme un soleil d'été, Décomposant mon être à sa chaude clarté, Et l'emportant, léger ainsi qu'une étincelle Qui sort du bois fumant dont la sève ruisselle, L'emporant radieux, jouissant, enivré, Pour le dissoudre enfin, à jamais délivré Des chagrins dévorants et des soucis moroses, Dans les rayons du jour et les parfums des roses!!. ”
Henri de Régnier,
La cité des eaux
“ VICTOR HUGO. FUNÉRAILLES Le bûcher dressé là pour ce nouvel Hercule, Emplit l'horizon et le ciel empourpré; Et la nuit s'illumine et tout entière brûle A l'ardente splendeur de ce couchant sacré. Au brasier fraternel où se tordent ensemble Le laurier odorant et le chêne fumeux, Une foule sans cris se hâte et se rassemble Afin d'en emporter le reflet en ses yeux; Et quelques-uns, penchés sur la flamme féconde, Y viennent allumer leur torche et leur flambeau, Pour éclairer encor les ténèbres du monde Quand le bûcher noirci ne sera qu'un tombeau. ”
Léo Lespès, Paris dans un fauteuil : types… (1855)
“ Je l'entendis alors s'asseoir, puis il survint une explosion. comme un salpêtre qui s'enflamme. puis un bruit de bois qui s'embrase, et en cet instant ce fut tout un concert, où chaque chose dans l'âtre fit sa partie ; les bûches, rendues humides par le temps pluvieux, gémirent comme des âmes en peine ; le feu, lançant dans la cheminée ses tourbillons de fumée, entonna un plain-chant vigoureux et sonore, et les étincelles, sortant pétillantes du fagot qui avait embrasé le bûcher, s'échappèrent en notes cadencées comme les fioritures de la prima donna dans un morceau d'ensemble. ”
Paul Collin, Trente poésies russes
“ Notre bûcher mourant dans l’ombre jette à peine Un rayon impuissant à percer les brouillards ; Nous pouvons, dans la nuit qui s’étend sur la plaine, Nous faire nos adieux sans craindre les regards. ”
Adolphe François Pannemaker, La roche aux mouettes (1871)
“ La fumée s'éclaira d'une lueur rougeâtre, des lignes étincelantes coururent çà et là sur les premières assises du bûcher, l'incendie gagna rapidement le faîte, et bientôt une immense gerbe de flamme illumina le ciel et les flots. ”
Francis Clerc, Choses frêles, poésies. Préface de Sébastien-Charles Leconte… (1929)
“ Les vallons sont muets, et seuls se font entendre Les coups des bûcherons dans le bois espacés. Le vent a secoué les flexibles ramures ; Les faîtes des sapins frémissent d'un bruit sourd, Tandis que les corbeaux, aux lointaines pâtures, Sillonnent l'horizon de leur vol bas et lourd. Et nous sentons alors, dans l'âme soucieuse, S'élever le regret des beaux jours disparus, Pendant qu'autour de nous, froide et silencieuse, La neige ensevelit les guérets et les rus. Notre ciel est plus gris, quand l'âge nous assiège, Et que le temps n'est plus des timides aveux. ”
“ Elle revient souffler les bûches dans les cendres, Car le vent froid du nord redouble avec la nuit, Et, sans cesse inventant de petits soins plus tendres, Retourne sur la rue épier chaque bruit. ”
Denis de Rivoyre,
Aux pays du Soudan - Bogos, Mensah…
“ Nous qui, la veille encore, trouvions à peine dans les bouffées d’une chaleur suffocante assez d’air pour respirer, nous grelottons maintenant. Par bonheur, le bois ne coûte rien que la fatigue de le ramasser, et un bûcher biblique où flambent quatre ou cinq troncs énormes nous réchauffe de sa flamme bienfaisante. En même temps l’éclat en écarte les animaux féroces, dont les hurlements grondent dans l’obscurité ”
Théodore Botrel,
Contes du lit-clos
“ Il ne veut pas qu’on touche aux bois où sont blottis Ses amis les oiseaux, les grands et les petits ! — Le bûcheron brandit sa cognée... et, sur l’heure, Le vent pleure ! Prends garde, bûcheron ! prends garde au vent amer ! ”
Erckmann-Chatrian, Le Brigadier Frédéric (1874)
“ Le soleil, réjouira vos cimes toujours vertes, jusqu’à ce qu’on vous marque pour la hache du bûcheron. Alors, ce sera la fin ; mais les petits sapins auront grandi à votre ombre, la place ne sera jamais vide. ”
Hector Bernier, Ce que disait la flamme…
“ Tandis que l’ouragan se lamente au dehors et que les tourbillons en vagues sifflantes déferlent, qu’un froid tranchant pénètre jusqu’à la moëlle des passants, des bûches rougeoient au fond de la cheminée. ”
Edmond Rostand,
Cyrano de Bergerac
“ Et voilà que je suis tué dans une embûche, Par derrière, par un laquais, d'un coup de bûche ! ”
Savinien Cyrano de Bergerac,
L’Autre monde
“ Quand le bûcher fut allumé, on vit sa flamme s’entortiller avec celle de la graisse du corps ; et leurs chevelures ardentes qui se boucloient l’une à l’autre, s’effiler en pyramide jusqu’à perte de vue. ”
Émile Delmas,
Java, Ceylan, les Indes : excursion sous l'équateur et la zone torride
(1897)
“ Je pénètre au centre de l'enceinte et je vois, ici, un groupe qui marmotte des prières autour du bûcher, avec l'indifférence de gens qui accomplissent un rite; là, deux natives silencieuses, à demi-voilées; plus loin, un grand vieillard qui pleure, morne, comme atterré par une douleur infinie; il asperge de temps en temps, avec l'eau sacrée du Gange, ce foyer où crépite ce qu'il aimait; sa main, qui trem ble, ajoute quelques morceaux de bois au bûcher, comme pour abréger les souffrances de cette chair qui fume et de son propre cœur qui éclate. ”
Victor Hugo,
L'Homme qui rit
(1869)
“ Ils entendaient le pétillement du haut bûcher dans sa cage de fer, une pourpre hagarde illuminait la tempête, la rencontre de la flamme et de la grêle troublait la brume, la nuée noire et la fumée rouge combattaient, serpent contre serpent, un arrachement de braises volait au vent, et les flocons de neige semblaient prendre la fuite devant cette brusque attaque d’étincelles. Les brisants, estompés d’abord, se dessinaient maintenant nettement, fouillis de roches, avec des pics, des crêtes et des vertèbres. ”
Constant Guéroult,
La Bourgeoise d'Anvers, par Constant Guéroult
(1864)
“ Un foyer, où l'hiver, quand le vent siffle et que la neige s'entasse silencieusement sur le pavé de la rue, je viendrais m'accroupir en face des beaux châteaux qui s'élèvent et s'écroulent sans cesse dans les bûches embrasées ”
“ C'est le plein hiver, et le robuste paysan rapporte de l'étable glacée sa charge de fagots, frappe du pied sur le foyer, jette sur le feu languissant les bûches gorgées de sève, et rit de voir le jaillissement brusque de la flamme, effrayer ses enfants dans leurs jeux. Et pourtant... le printemps est dans l'air. Déjà le grêle crocus se fraye passage à travers la neige, et bientôt les campagnes blanches vont de nouveau se fleurir de primevères que viendra faucher quelque jeune gars, car dès les premiers baisers d'une chaude pluie, la mélancolie glacée de l'hiver se résout en larmes. ”
Théophile Gautier,
Revue des Deux Mondes
“ La lumière glisse, le vent soupire, la forêt palpite ; l’activité humaine, symbolisée par les bûcherons et le charretier, anime le paysage, qui prend, d’un premier frisson d’automne, une mélancolie émouvante. ”
Henriette Dessaulles,
Lettres de Fadette
“ Dans la grande maison bien close, quand les bûches flamberont dans l’âtre, que le silence sera moëlleux, que je me sentirai si doucement à l’abri, ce sera une volupté d’entendre se déchaîner la tempête dehors ! ”
François Houzelle, Breux, son histoire et sa seigneurie (1899)
“ Au moyen âge, à certains jours fériés, on brûla solennellement du bois et des branches pour témoigner sa joie : inviter un grand personnage à mettre lui-même le feu au bûcher était lui faire infiniment d'honneur. ”
Karl Des Monts, Les Légendes des Pyrénées. 3e édition (1876)
“ « Quand ce vint l' autre nuit après ensuivant , encore revinrent ces tempêteurs mener plus grand'-noise que devant , et bûcher les coups moult grands à l' huys et aux fenestres de la chambre du chevalier . Le chevaillier saillit sus en-my son lit , et ne se put ni se volt abstenir que il ne parlât et ne demandât : « Qui est -ce là qui ainsi bûche en ma chambre à cette heure ? » ”
