Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 septembre 1867

Un tel état de choses, qui abandonne à quelques hommes sur notre continent l’exercice discrétionnaire, et secret du droit de guerre et de paix, est incompatible avec la sécurité des peuples et la condition politique, et économique de leur existence. Quelques Anglais facilement effarouchés ont appelé leur dernier bill de réforme, a leap in the dark, un saut dans les ténèbres ; mais avec les libertés par lesquelles les Anglais exercent eux-mêmes leur gouvernement, il ne peut y avoir de chute dans l’obscur et dans l’inconnu.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 septembre 1867

La révolution française est là tout entière dans ce qu’elle a de légitime et d’essentiel. Là, dans ces archives, est l’âme d’une génération promise à des luttes qu’elle n’entrevoyait même pas. Les luttes sont passées, les scènes sanglantes ne sont plus que de l’histoire ; ce que demandaient les cahiers de 1789 s’est accompli, a survécu et reste la plus pure essence de la révolution française.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 septembre 1867

C’est aujourd’hui à la Banque qu’on demande et qu’on trouve le salut, tant il est vrai que la vérité reprend toujours ses droits sur l’erreur. Nous-mêmes, il y a douze années, quand le Crédit mobilier était encore un essai nouveau, nous prîmes la liberté de signaler et de combattre longuement dans la Revue la conception erronée de cette institution de crédit : l’expérience nous a donné raison, les lois économiques ont été plus fortes que le talent des hommes et leurs immenses ressources, et leur situation privilégiée, et la faveur constante du gouvernement.
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