Résumé

P. Lanfrey La Politique ultramontaine

L’ultramontanisme au contraire a un tort qui lui sera difficilement pardonné dans la situation que les événemens nous ont faite, il ne peut pas avoir une politique nationale. Ainsi que son nom l’indique, ce n’est pas en France, mais à Rome, que ses partisans prennent leur mot d’ordre, c’est de Rome qu’ils attendent et reçoivent leurs inspirations ; ce n’est pas le pays, c’est Rome qui est leur premier souci et leur première passion. L’intérêt national leur est cher sans doute, mais c’est après tout un intérêt humain, et Rome le domine de toute la supériorité d’un intérêt divin.
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P. Lanfrey La Politique ultramontaine

La France n’a à prendre parti ni pour les prétentions inadmissibles des partisans du Syllabus, ni pour les vues étroites et tyranniques de chefs de gouvernement qui croient devancer leur époque en nous ramenant aux persécutions religieuses. Elle n’a pour suivre la politique à la fois la plus habile et la plus juste qu’à rester fidèle à ses constantes traditions depuis 1789, je veux dire à la cause de la liberté religieuse. Ce n’est pas seulement un grand honneur, c’est aussi une grande force que de représenter un principe à qui appartient l’avenir du monde.
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P. Lanfrey La Politique ultramontaine

On a dit, non sans vérité, que la France a été faite par les évêques. Si on laissait agir ceux qui prétendent aujourd’hui parler au nom de l’épiscopat, ils l’auraient bientôt défaite. Il est temps de mettre un terme à ces folies compromettantes ; elles ne nous ont que trop déconsidérés aux yeux de l’Europe. Il est temps qu’on sache que la politique de la France n’est pas à la merci des passions d’une secte.
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