Résumé

De la politique extérieure qui convient à la France (18..-18..)

La nature et la conduite des différens partis, leurs voeux et leurs efforts, leurs succès et leurs revers ont captivé seuls les esprits, et la politique domestique nous a distraits de la politique étrangère. Il semblait qu'il n'existât pour la France que la France même, et bien qu'à aucune époque l'Europe n'ait été sans influence sur nos destinées, nous avons tenu peu de compte, de l'Europe ; c'est à notre gouvernement seul que nous avons su gré du bien, ou demandé raison du mal qui nous était fait. C'est un des caractères de notre nation que la préoccupation d'elle-même.
Source : Gallica

De la politique extérieure qui convient à la France (18..-18..)

Tout d'ailleurs dans cette conduite ne fut pas ressentiment ou jalousie. La révolution française tendait à la liberté, et l'exemple de la liberté n'est pas à craindre pour l'Angleterre libre; mais elle visait aussi à l'égalité, et le spectacle de l'égalité pouvait alarmer l'Angleterre aristocratique. La constitution anglaise, avec tout son mérite, est un ancien régime; et, comme telle, elle redoutait une révolution qui déclarait la guerre au passé.
Source : Gallica

De la politique extérieure qui convient à la France (18..-18..)

C'est alors au nom et au profit de l'une des opinions belligérantes que se forment ou se rompent les alliances. La guerre alors n'est que l'effet et l'expression de la division des esprits, comme la paix n'est qu'un témoignage de l'accord des croyances. La fantaisie des gouvernemens, le désir de la gloire, le goût du superflu, l'appat du gain ne sont plus les mobiles de la diplomatie ; c'est l'état intérieur, l'état moral des sociétés qui commande leurs relations au dehors.
Source : Gallica

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