Louis-François-Hilarion Audibert

Résumé

Louis-François-Hilarion Audibert Notes adressées au congrès de Vérone… (1822)

Une fois que l'armée aura tiré sur les troupes constitutionnelles; une fois qu'elle aura donné ce nouveau gage à la France, à l'Europe, à la civilisation, à tout ce qu'il y a de sacré dans les sociétés humaines, une barrière de feu s'élèvera entre elle et la révolution. Ainsi s'achèvera, au-delà des Pyrénées, l'ouvrage entrepris par le maréchal Macdonald sur les bords de la Loire; ainsi l'ordre social en Europe sera affermi par la force militaire, par cette force même dont on voudrait se servir pour le détruire.
Source : Gallica

Louis-François-Hilarion Audibert Notes adressées au congrès de Vérone… (1822)

Ceux qui défendent les cortès, non avec leur pensée,mais avec leur désir, multiplient les objections, fantômes qui viennent s'évanouir aux clartés de la raison publique. On conteste à l'Europe le droit de toucher aux plaies de l'Espagne, et l'Europe répond, puissante des faits qu'elle puise dans sa propre histoire. On cherche à séparer les nations pour que chacune d'elles, dans son isolement, périsse oubliée par les autres, et soudain une voix universelle nous avertit qu'il faut que chaque état sorte de lui-même pour entrer dans une mesure commune au genre humain.
Source : Gallica

Louis-François-Hilarion Audibert Notes adressées au congrès de Vérone… (1822)

Impuissans à protéger, ils ont besoin au contraire de protecteurs. Satellites obscurs, dans la sphère politique, ils tournent autour de ces astres éclatans qui, par la force de leur mouvement, les entraînent elles assujettissent à leur cours réglé. Ainsi la maison de Savoie tour-àtour appuyée sur l'Autriche et sur la France, subissait la protection du plus fort, et par des alliances de famille, cherchait à former des liens que la politique lui refusait.
Source : Gallica

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