Résumé

Politique nationale par un ancien député (1859)

Une guerre entreprise pour une cause juste et sainte ; une guerre toute locale et qui s'arrêterait au pied des Alpes ; une guerre désintéressée et exclusive de toute pensée de conquête ; une guerre qui ne donnerait point de démenti à la devise de l'Empire et ne causerait à l'Europe aucun sujet d'alarme; une guerre courte et qui affecterait moins les intérêts généraux qu'une fausse paix, de beaucoup plus coûteuse ; une guerre enfin qui, en rétablissant l'équilibre européen sur sa véritable base, serait un premier pas fait vers un désarmement général
Source : Gallica

Politique nationale par un ancien député (1859)

De toutes les nations, la France est celle qui, par ses idées religieuses et philosophiques, et son aptitude aux sciences, aux lettres, aux arts, à l'industrie, au commerce, résume le mieux la synthèse de l'humanité. La France est à elle seule toute une civilisation. Et n'y a-t-il plus rien à civiliser ? Eh ! l'Afrique lui fût-elle seule dévolue pour tâche, qu'elle en aurait pour longtemps. Mais elle doit, avant tout, reposer en Europe sur un terrain solide et n'y plus rencontrer l'hostilité de la maison d'Autriche.
La Russie date d'hier, mais elle a marché à pas de géants.
Source : Gallica

Politique nationale par un ancien député (1859)

Le monde n'a sans doute pas été créé dans les desseins de Dieu, pour servir éternellement aux nommes de champ-debataille. L'humanité n'est qu'une grande famille dont tous les membres tendent à se rapprocher pour s'entre aimer, et non pour s'entre-détruire. Nous marchons à pas lents vers la paix universelle; Toute guerre même est un pas dans cette voie , car on ne se bat, en définitive, que pour conquérir la paix. De toutes parts les idées s'échangent, des rapports de bienveillance, s'établissent, les intérêts se généralisent.
Source : Gallica

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