Résumé

La politique anglaise (1860)

Non, Mylord, l'Allemagne ne peut plus rien contre la Russie. Si elle essayait de se soustraire au suzerain qu'elle s'est elle-même donné en 1815, un mot de celui-ci suffirait pour soulever autour d'elle des légions d'ennemis : Slaves, Madgyars, Serbes,Vendes, Bohêmes, Italiens, de toutes les langues, de toutes les nations, toutes d'accord pour détester le joug germanique, et pour secouer une domination que rien ne justifie et qui ne se fait accepter par aucun bienfait. Le panslavisme est une arme terrible, et la Russie sait s'en servir.
Source : Gallica

La politique anglaise (1860)

Pour atteindre un pareil résultat il n'est nul besoin de tenir compte de la reconnaissance : la reconnaissance des peuples est, d'ailleurs, un élément qui ne doit point entrer dans un calcul politique. Seulement l'Italie, ayant toujours à craindre les entreprises de l'Autriche, devrait naturellement se rapprocher de nous et s'appuyer sur un pays qui n'a pas, Mylord, l'habitude de marchander son sang à ses alliés.
Source : Gallica

La politique anglaise (1860)

L'Angleterre s'agite, elle s'arme, elle en vient presque à la menace. Mais si plus tard les baïonnettes de nos soldats affranchissent la Lombardie, si nos victoires reconstituent au pied des Alpes une grande nation capable de résister à l'influence autrichienne ; si la France satisfaite s'arrête, l'Angleterre alors change de rôle, elle s'indigne qu'on fasse si peu. Elle, qui n'a trouvé pour les souffrances de l'Italie que des paroles de mépris, s'éprend subitement d'un violent amour
Source : Gallica

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