Résumé

Gustave Thomas Les Alliances. France, Russie, Espagne… (1897)

Telle est la situation qui existé en Orient entre la Russie et l'Angleterre : la vraie question d'Orient n'est pas à Constantinople, mais dans l'Inde ; c'est là, probablement, qu'elle se dénouera, car la Russie, qui a déjà de l'avance sur l'Angleterre, peut triompher dans la lutte dont dépendra l'avenir de ces deux grands peuples.
L'Angleterre, sachant ce que valent les Russes, peut craindre que leur fougue ait raison du flegme britannique; aussi songe-t-elle sérieusement à créer un empire africain pour remplacer l'empire des Indes, s'il venait à lui échapper.
Source : Gallica

Gustave Thomas Les Alliances. France, Russie, Espagne… (1897)

A Budapest, les agents anglais s'efforcent d'opposer les Hongrois à la Russie ; ils n'ont pas encore diminué les sympathies pour la France, mais ils entretiennent la haine des Russes, en leur laissant entrevoir une bonne part dans le morcellement de la Turquie.
L'Angleterre, en convoitant tous les monopoles, indispose contre elle toutes les nations du globe qui s'uniront peut-être un jour avec ensemble pour s'opposer à ses prétentions, car il n'en existera pas une dans le monde entier qui n'aura été victime de son insatiable ambition.
Source : Gallica

Gustave Thomas Les Alliances. France, Russie, Espagne… (1897)

Si l'Europe ne s'y oppose pas, un jour viendra où le continent noir, intimidé, sera peut-être forcé de lui verser tous ses produits.
La Méditerranée restera la grande route civilisatrice entre l'Orient et l'Occident, ou deviendra un lac anglais.
L'occasion est belle encore aujourd'hui de grouper toutes les fiertés, toutes les nobles résistances, toutes les loyales sympathies contre cet adversaire implacable.'
L'Angleterre accumulera toutes les ruses pour exercer sa pression sur le commerce de l'univers et ce peuple insatiable peut causer de formidables embarras.
Source : Gallica

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