Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 avril 1911

Et qui donc pourrait interdire à une nation quelconque, grande ou petite, de faire un effort vigoureux, héroïque même, pour mettre ses forces militaires au niveau de sa politique ? L’histoire est pleine d’exemples de ce genre et elle a l’habitude de les admirer. Toutes les nations ont été constituées par des efforts glorieux de ce genre et celles qui sont encore en formation, ou qui ont des malheurs à réparer, ne réaliseront pas autrement leurs aspirations légitimes. On ne voit pas le moyen d’empêcher une nation d’avoir une armée plus forte, de la lever et de l’entretenir.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 avril 1911

On n’en fait d’ailleurs qu’à la veille de la guerre, et, ni la Russie, ni nous, n’avons jamais voulu la guerre. Mais il est évident, et il suffit de réfléchir un moment pour le comprendre, que dans le traité d’alliance, c’est la guerre qui est prévue, et non pas la paix. Si la guerre éclate par la faute d’autrui, si nous sommes amenés à nous y engager, il est absurde de croire que le traité ait pu consacrer le statu quo antérieur.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 avril 1911

Rien n’est moins vrai, a déclaré M. Ribot, je dirais volontiers : rien n’est plus faux. Lorsque deux grands pays font une alliance d’une longue durée, ils lient leurs politiques non pas seulement en vue du maintien de la paix, ils la lient en vue de toutes les éventualités qu’on ne peut pas prévoir et dont eux-mêmes ne sont pas les maîtres. Ils se réservent le droit de suivre les événemens, de combiner une politique et d’en tirer, le cas échéant, tous les avantages.
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