Résumé

Auguste Frankoual Quelques réflexions à propos du congrès de Vérone… (1822)

L'histoire réserve de belles pages à l'une et à l'autre; mais il est facile de prévoir celle qui tiendra le plus long-temps en corps de nation. Moins tranchant que beaucoup de personnes qui voient tout à travers le voile de leur ambition satisfaite ou trompée, je ne chercherai point à établir si nos aïeux étaient plus heureux avec leurs préjugés , leur ignorance, leurs moeurs simples , et leur humeur belliqueuse, trop souvent dirigée en sens inverse de leur célèbre devise, que nous ne le sommes avec nos arts si vantés, notre industrie, notre instruction, et tout le luxe qui nous environne.
Source : Gallica

Auguste Frankoual Quelques réflexions à propos du congrès de Vérone… (1822)

Il ne peut donc y avoir long-temps unité de vues et d'intérêts entre la Russie, la Prusse et l'Autriche. Nous avons aussi notre intérêt particulier auquel nous devons d'autant plus tenir, qu'il contrarie moins l'harmonie générale. La position topographique de l'Espagne, et sa faiblesse, suite des maux qu'elle a souffert et des efforts qu'elle afaits depuis 1808, la rendent d'un poids bien léger dans la balance politique de l'Europe; elle n'est d'une importante majeure que pour nous.
Source : Gallica

Auguste Frankoual Quelques réflexions à propos du congrès de Vérone… (1822)

Des traités d'un avantage réciproque nous ouvriront sans doute bientôt les riches marchés de l'Amérique du sud; alors une jeunesse inquiète encore parce qu'elle tâtonne, parce que des débouchés faciles ne lui sont pas ouverts, parce qu'elle s'encombre dans le peu de voies qu'elle peut encore parcourir ; celle jeunesse à qui la vie rurale de nos pères ne peut plus convenir; cette jeunesse dominée par cet esprit du siècle que l'on chasse d'un côté et qui reparaît de l'autre, parce que* notre révolution s'est faite encore plus dans les moeurs que dans l'ordre politique
Source : Gallica

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