Résumé

Adresse au congrès de Vienne ; par M. de St-L. (1815)

Gouvernement, est un être réel, positif, pourvu d'yeux, de bras, toujours en présence et en état, de prévenir ou d'atteindre l'infraction à l'ordre, commun, la désobéissance à la loi publique ; loin de laisser chacun des membres de la société exercer sans règles, sans convenance, ou même exagérer l'action de ses forces personnelles, il exige au contraire le départ d'une portion de la force de chacun pour en former la force publique qu'il représente et qu'il exerce.
Source : Gallica

Adresse au congrès de Vienne ; par M. de St-L. (1815)

Le désarmement en temps de paix ne sera point une innovation, et ne peut paroître une idée chimérique, qu'à l'homme qui ne se souvient que d'hier et ne regarde qu'autour de lui. Cet état de choses a été celui de l'Europe pendant quinze siècles, et l'ordre des choses contraire ne subsiste que depuis trois. Ce nouvel ordre de choses a été utile, a fondé le gouvernement central et civil ; mais celui-ci n'en a plus besoin pour se maintenir. La défaveur de l'opinion est aujourd'hui le seul ennemi intérieurement dangereux pour les Gouvernemens, le seul qu'il faille gaguer ou prévenir.
Source : Gallica

Adresse au congrès de Vienne ; par M. de St-L. (1815)

Si, dès l'instant qu'une collection d'hommes se réunit, qu'une horde s'arrête, qu'un peuple se case et s'assied, qu'un Etat se forme, il y faut un gouvernement, une puissance directrice et réprimante pour en maintenir le faisceau ; ce gouvernement se forme en recueillant et pouvant employer les forces ou une portion des forces de tous pour dominer la force égoïste de chacun.
Source : Gallica

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