“ Si quelque chose est plus lugubre que le piétinement de nos sillons par les talons de la landwehr, c’est l’envahissement du dix-neuvième siècle par le moyen âge. Crescendo outrageant. Après l’empereur, le pape ; après Berlin, Rome. Après avoir vu triompher le glaive, voir triompher la nuit ! La civilisation, cette lumière, peut être éteinte par deux modes de submersion ; deux invasions lui sont dangereuses, l’invasion des soldats et l’invasion des prêtres. ”
Envahissement
Définition et enjeux
L'envahissement désigne, dans un sens large, l'occupation brutale ou progressive d'un espace, qu'il soit géographique, social ou culturel. Ce concept a été abordé par de nombreux auteurs, tels que Victor Hugo, qui dénonce l'« invasion des prêtres » comme menace à la civilisation, ou Émile Zola, qui évoque l'« enveloppement » inéluctable de l'ennemi.
Jules Verne, quant à lui, met en lumière la lutte contre l'« intrusion » des mers. Ces approches, variées, soulignent les enjeux de la résistance face à la dégradation ou à la perte de souveraineté, liant l'envahissement à des thèmes comme la conquête, la destruction ou la territorialité.
Citations sur “envahissement”
Charles Louis Abel Tellier, L'impôt unique et l'invasion de 1870 (1870)
“ Mais ce n'est pas seulement à la puissance défensive qu'il faut nous attacher. La douleur de l'envahissement du sol est trop grande, trop vive, pour que nous ne nous l'épargnions pas à nouveau, pour que nous n'en préservions pas ceux qui viendront après nous. ”
Jules Verne,
L’Invasion de la mer
(1905)
“ Mais, si les moyens de s’opposer aux progrès de l’envahissement sont connus et mis en pratique, il est nécessaire que la lutte laborieuse soit ininterrompue, sans quoi les sables ne sont pas longs à franchir les obstacles et à reprendre leur œuvre de destruction et d’engloutissement. ”
Ch. de Bourges, Six Mois au château de Neuilly en 1848… (1850)
“ En effet, vers deux heures, lorsque l'envahissement cessa d'être pacifique, lorsque les promeneurs, les indifférents, les curieux, firent place aux gens de désordre et de pillage, on ne pouvait, sans se livrer à de tristes réflexions, passer d'une partie de bâtiments en ruines dans une autre à la suite, encore debout, brillante de dorures, riches de peintures, et si grandement garnie d'objets précieux. ”
“ Puis, au delà, c'était un autre inconnu, dont les bruits lui parvenaient aussi par moments, si lointains, si légers, qu'il aurait pu croire à un simple bourdonnement de ses oreilles: galop perdu de cavalerie, roulement affaibli de canons, surtout marche pesante d'hommes, le défilé sur les hauteurs de la noire fourmilière humaine, cet envahissement, cet enveloppement que la nuit elle-même n'avait pu arrêter. ”
Adresse au congrès de Vienne ; par M. de St-L. (1815)
“ Dans la vérité, ils sont en rivalité, et si vous voulez en équilibre, pour nuire également, pour ruiner également, tant que cet équilibre subsiste; mais si la fortune déjoue un seul instant cet équilibre, ils enfantent alors des désastres, ils ravagent , ils écrasent. La victoire d'une petite armée ne peut jamais être suivie d'un envahissement considérable et durable ; l'étendue du territoire à prendre ou à conserver, détruit ou au moins énerve la force victorieuse en l'éparpillant ”
Joseph Marmette,
L’intendant Bigot
“ Tu connais le proverbe, mon pauvre Lavigueur : Contre la force, point de résistance. Or, ils sont au moins trente mille envahisseurs, et c’est à peine si nous avons la moitié de ce nombre de combattants à leur opposer. ”
Charles Ballot, Des effets de la guerre à Paris et en France sur le louage… (1871)
“ Dans les villes saccagées ou bombardées, dans les villages, dans les fermes, dans les bois, dans les champs, détruits, incendiés, ravagés, dans les immeubles envahis, abattus, rasés pour les besoins de la défense, en dedans ou en dehors des zones militaires, quel sera le sort des locataires ou fermiers dont les habitations auront été détruites, dont la fuite aura été forcée par l'irruption ou par le bombardement de l'ennemi, dont les récoltes auront été dévastées ou pillées, les granges brûlées, les maisons prises de force par l'envahisseur ou mises à néant pour la défense de la patrie? ”
Alexandre Le Roy,
Sur terre et sur l'eau : voyage d'exploration dans l'Afrique orientale
(1894)
“ Ils font subitement irruption, à la manière et avec la violence des voleurs, dans les tribus qu'ils surprennent à l'improviste; ils envahissent les villes, les campagnes et les villages, dévastant et pillant toutes choses; ils emmènent, comme une proie facile à prendre, les hommes, les femmes et les enfants, pour les conduire de vive force aux marchés les plus infâmes. ”
André Beaunier,
Les idées et les hommes. Troisième série…
(1916)
“ La menace de l'envahisseur se précisait; on le devinait proche sans savoir où il était; la vie, les biens de tous, en cette région d'extrême frontière, devenaient subitement quelque chose d'incertain et dont la valeur, tout d'un coup, s'amoindrissait jusqu'à sembler infime. ”
Louis de Viel-Castel,
Revue des Deux Mondes
“ Un peuple luttant pendant huit siècles pour délivrer son territoire d’une invasion étrangère, et, après mille vicissitudes, après s’être vu réduit à la possession de quelques rochers stériles, réussissant enfin à expulser les agresseurs ”
Victor Du Bled, Revue des Deux Mondes
“ La population réduite des quatre cinquièmes, beaucoup de villages brûlés, de châteaux anéantis, leurs habitans morts, les campagnes presque semblables à un désert, tant de ruines attestaient en même temps la violence de l’envahisseur, la fermeté de la défense. ”
Hippolyte Magen, Histoire du second Empire , par Hippolyte Magen (1878)
“ Tout se tait ; on écoute, et au loin on croit entendre, on entend sur un ton brisé les pas des envahisseurs dans l'ombre ; ils viennent par des chemins cachés, sourds ; le cliquetis des armes les annonce en pleine nuit ”
Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 décembre 1870
“ Sans doute il y a une triste et bien cruelle réalité dont nous sentons le poids ; l’étranger foule notre sol ; l’invasion, puissante encore de cette force d’impulsion qu’elle a eue dès l’origine, s’est répandue dans plus d’un tiers de la France. ”
Paul Hazard,
Discours sur la langue française
“ À supposer que l’envahisseur voulût bien épargner un territoire riche et dépeuplé, et lui accorder cette neutralité qui ressemble à une aumône, quelle force d’expansion lui resterait-il, à lui qui serait incapable de se conserver lui-même intact ? ”
A. Champetier de Ribes, Consultation pour les compagnies d'assurances contre l'incendie sur les sinistres de guerre et d'invasion… (1871)
“ La guerre amène des faits de guerre, des actes d'hostilité directe, mais elle entraîne aussi un état particulier non moins menaçant pour les Compagnies d'assurances et qui se caractérise par un mot : l'invasion. C'estcet état particulier, créant des risques spéciaux d'incendie, que les Compagnies ont voulu, nommément, et en tant que de besoin, mettre en dehors de leur responsabilité. L'invasion, distincte du fait de guerre, est un état,.une manière d'être propre à la guerre et qui livre momentanément notre territoire au pouvoir de l'envahisseur. ”
Charles Ballot, Des effets de la guerre à Paris et en France sur le louage… (1871)
“ La destruction matérielle sera née d'ailleurs des divers faits que nous avons énoncés : démolition, bombardement, incendie, oeuvre de l'ennemi, ou renversement, oeuvre de la défense. La dépossession sans destruction matérielle aura eu également les mêmes causes : l'irruption ou l'occupation de l'ennemi, l'expulsion violente des habitants, leur fuite pour échapper à la captivité ou à la mort, et d'autre part l'occupation par ordre de l'autorité pour les besoins de la défense. ”
Édouard Millaud,
Le Soufflet : devons-nous signer la paix…
(1871)
“ Nous écraserons l'invasion sous nos rochers, nous la précipiterons dans nos fleuves, nous l'engloutirons dans nos océans. Nous frapperons toujours, sans cesse, encore, sans trêve. Ni repos, ni sommeil. La mort, par le fer, par le feu, par l'eau, par l'écrasement. ”
Désiré Charnay,
À travers les forêts vierges
“ Les affamés s’insinuent sans douleur, vous inondent sans que vous en ayez conscience, et ce n’est que lorsque les intrus se sont emparés de vous, que leurs têtes meublées de crochets se sont enfoncées dans vos chairs, qu’ils se gorgent de votre sang, que vous vous apercevez de l’invasion. Il est trop tard et la lutte avec l’envahisseur devient terrible. ”
George Sand,
Histoire de ma vie
“ Dévaster ses propres champs, brûler ses maisons, affamer de vastes contrées pour livrer au froid et à la faim une armée d'invasion serait héroïque de la part d'une population qui agirait ainsi de son propre mouvement. ”
Louis Sacré, Histoire de l'invasion, deuxième Empire… (1875)
“ Le terrain est creusé, bouleversé, sillonné, crevassé par les projectiles qui fouillent la terre, s'enfoncent, éclatent, soulèvent des gerbes de débris, de fragments d'obus et de cailloux; au milieu de cet orage, les artilleurs tombent, perdent le calme nécessaire, ne peuvent plus manœuvrer et pointer. Les chevaux s'abattent, les caissons sautent. ”
Henry Bonfils, Manuel de droit international public… (1908)
“ S'il n'a pas une intention de conquête et n'occupe le territoire que par suite des opérations de guerre, l'envahisseur a encore intérêt à rassurer les habitants et à ne pas troubler leurs travaux agricoles. ”
Léon Metchnikoff,
La Civilisation et les grands fleuves historiques
“ Les éboulements, les cavernes, les crevasses, les failles, les amas de blocs désagrégés, tous les accidents que l’on rencontre à chaque pas, témoignent de la puissance des forces destructives à l’œuvre dans ce pays. ”
Émile Senart,
Les Castes dans l’Inde
“ Cependant, en s’étendant sur de vastes espaces où leurs établissemens ne sont guère cantonnés par aucunes imites naturelles, les envahisseurs se dispersent ; ébranlés par les accidens de la lutte, les groupemens primitifs se disjoignent. ”
Georges Darien,
Bas les coeurs!
“ Affolés par les récits terribles colportés de bouche en bouche, par les détails épouvantables donnés par les journaux, ils se sauvent devant l'invasion. Hommes, femmes, enfants, chassant devant eux leurs bestiaux, poussant aux roues de leurs voitures chargées de leurs tristes mobiliers, ils encombrent les routes de leurs longs convois terrifiés. ”
François-Joseph Grille, Le siège d'Angers : précédé et suivi de différents morceaux biographiques et littéraires (1841)
“ L'ennemi, comme un torrent, débordera sur nos villages, et l'inondation sera sans digues, l'irruption sans remède ; le réveil pour vous sera inutile, la valeur sera perdue , la rage impuissante ; le plomb et le feu auront tout dispersé, tout mis en cendres , et comme de vils troupeaux vous serez tondus, marqués, joués aux dés, et traînés en captivité à Babylone! ”
Paul Gaffarel,
Campagnes du Premier Empire, période des désastres…
(1891)
“ On ruine, on dévaste, on détruit, comme s'il n'y avait pour nous ni paix ni composition à espérer. Les habitants prennent la fuite devant des soldats indisciplinés; les forêts se remplissent de malheureux qui vont y chercher un dernier asile. Les moissons vont périr dans les champs. ”
Pierre Candellé, Saint-Loubouer (Landes) : essai sur l'étude de son passé historique résultant de ses monuments… (1928)
“ Invasions des Barbares Et pour comble de malheur, un flot dévastateur fait irruption, à plusieurs reprises dans le pays, qui est mis à feu et à sang. La plupart de nos pauvres ancêtres sont exterminés : hommes, femmes, enfants, vieillards, dans ces ruines fumantes. ”
Various, L'Illustration, No. 3739, 31 Octobre 1914
“ Et quelles ruines, que celles de villes, de bourgades, de villages, dont certains tour à tour ont été pris, repris, reconquis enfin par les nôtres de haute lutte, après les plus rudes alternatives; que l'ennemi, le plus souvent, a systématiquement dévastés, mettant au service d'une haine féroce les procédés de destruction les plus infaillibles ”
Auguste Boucher, Récits de l'invasion : journal d'un bourgeois d'Orléans pendant l'occupation prussienne (1871)
“ Mais quitlez un instant la maison : tout vous rappelle et les armées et les combats, et les blessés et la patrie : voici les faubourgs, tout entiers infestés et infectés d'ennemis; ici, sur le Mail, un pauvre ouvrier mange un peu de pain, tandis que les vainqueurs dépècent un bœuf devant lui; là, des cercueils sortent d'une ambulance; ailleurs passe une patrouille bavaroise; plus loin des soldats amènent de la campagne du bétail pris au paysan même qui conduit cette charrette. Non, vous n'échapperez pas à vous-même : l'invasion ne laisse à personne ni le loisir ni le goût de l'égoïsme ”
Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Terme général qui désigne particulièrement tous les maux que l’on peut causer à l’ennemi par la désolation de ses terres & par le ravage de ses biens, pendant le cours de la guerre. Depopulatio, vastatio. Les ennemis ont fait le dégât de leur propre frontière pour en empêcher l’entrée. ☞ Dégât, en Agriculture, se dit des moindres ravages, des dommages qui causent de la perte. Le bétail & la fauve sont de grands dégâts dans les jeunes bourgeons. Les sangliers font du dégât dans les sémis. Les Picoreurs & les Usagers font un grand dégât dans les forêts. ”
Joseph Méry,
Les damnés de Java. Tome 3
(1862)
“ Il y avait autre chose à craindre, une embuscade sur quelque terrain mouvant, une surprise adroitement préparée, avec cette adresse infernale qui est l'arme la plus terrible des sauvages, lorsqu'ils se défendent sur un sol dont ils connaissent toutes les ressources et tous les accidents, et contre un ennemi étranger. ”
Léo Byram, Petit Jap deviendra grand !
“ Et maintenant c’est la grande invasion, invasion pacifique, dit-on, néanmoins ruée brutale d’un peuple fort qui veut vivre, que la richesse d’un peuple faible attire et que cette faiblesse rend plus osé et plus impitoyable. ”
Joseph Guérin, La patrie délivrée et le retour de la paix (1871)
“ Aujourd'hui, c'est une terre ravagée et teinte du sang de ses habitants ! Voyez ces troupeaux épars et abandonnés, ces champs ensanglantés et ces cadavres informes qui jonchent la terre, noyés dans leur sang. ”
Jules Claretie,
La France envahie (juillet à septembre 1870…
(1871)
“ Cette guerre civilisée ( civilisée parce qu'on y fait servir la science à des œuvres immenses de destruction) garde aussi un caractère étrange de ruse et de surprises sauvages. On s'y cache dans les bois, comme les bêtes fauves,, et on y essaye les canons énormes aux bombes grosses comme des barils. ”
A. Daux, L'industrie humaine, ses origines… (1877)
“ Cependant de graves événements se passaient de l'autre côté de l'Océan. Une invasion, venue de terres lointaines, renversait tout devant elle. Des hordes barbares, chassées du sol natal par des pluies de feu et par les grondements des génies souterrains, se précipitaient vers la mer. Leurs guerriers, d'un aspect formidable, armés de pierres de combat, de haches et de massues, massacraient, sur leur passage, les populations qui tentaient de résister. Ils se nourrissaient de chair humaine. ”
Camille Le Senne,
Train rapide
(1883)
“ Que l'invasion recommence, nos opérations toutes au dehors ne seront pas atteintes par le fait de guerre, et nous pourrons subvenir dans une large mesure au relèvement des maisons et des fermes, des castels et des chaumières. ”
Léon Barracand, L'invasion, 4 août 1870-16 septembre 1873 (1903)
“ Nos avant-postes sont surpris par une brusque attaque. Fantassins, mobiles, que les fatigues et le froid ont fini par engourdir d'un lourd sommeil, dans les maisons, sous les hangars, au fond des fossés, sur le sol glacé des routes même, se jettent sur leurs armes. Et la lutte s'engage, qui durera toute la journée. ”
Alfredo d’Escragnolle Taunay,
La Retraite de Laguna
“ Nous allâmes ainsi toute la journée, cheminant à grand bruit, au milieu des acclamations des nôtres, des cris perçants et féroces de l’ennemi, des mugissements du bétail, des explosions de la poudre, du désordre des hommes et des choses, dans un chaos de fumée et de poussière. ”
Charles Nicolle,
La nature : conception et morale biologiques
(1934)
“ Abattu, le peuple défait se relève et, refait, abat son vainqueur. Les frontières des grands états témoignent de ces reflux périodiques par les ruines dont chaque siècle s'enorgueillit, par le voisinage des champs de carnage, par l'affreuse illustration, parfois à deux visages, de leurs noms. ”
Jean-Pierre Fourquet d'Hachette, Coup d'oeil rapide sur les révolutions françaises de 1789 et 1830… (1830)
“ Les envahissemens de la France par les troupes étrangères coalisées ont été marqués par le pillage et la dévastation ; des milliers de villageois, sans distinction d'âge et de sexe , ont été chassés de leurs demeures, et exposés à la rigueur des saisons par l'embrasement de leurs villages sans défenses. ”
Louis-François Raban, Histoire des invasions et des expéditions militaires en Espagne… (1823)
“ Lorsqu'un détachement français paraîtra, toutes les cloches sonneront, afin de prévenir les habitans, qui se réfugieront dans les montagnes. 435 2°. On aura soin de ne laisser, dans les maisons, des vivres d'aucune espèce; ils seront cachés avec soin dans les bois. 3°. Si les habitans voient qu'ils ne peuvent s'opposera une invasion ils détruiront leur récolte et même leur demeure, et ils se réfugieront dans le pays qui ne sera pas occupé par l'ennemi. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo…
“ On s’écrase, on se foule, on marche sur les morts et sur les vivants. Les bras sont éperdus. Une multitude vertigineuse emplit les routes, les sentiers, les ponts, les plaines, les collines, les vallées, les bois, encombrés par cette évasion de quarante mille hommes. Cris, désespoir, sacs et fusils jetés dans les seigles, passages frayés à coups d’épée, plus de camarades, plus d’officiers, plus de généraux, une inexprimable épouvante. Zieten sabrant la France à son aise. Les lions devenus chevreuils. Telle fut cette fuite. À Genappe, on essaya de se retourner, de faire front, d’enrayer. ”
John Furley, Épreuves et luttes d'un volontaire neutre (1874)
“ Je répliquai que je serais honteux de mon pays, si je pensais qu'en cas d'invasion tous les bras ne se lèveraient pas pour la repousser, et si chaque habitant obligé de se retirer devant l'ennemi, ne se trouvait pas prêt au sacrifice de sa propriété, plutôt que d'en faire un abri pour l'envahisseur. ”
Jacques-Émile Blanche,
Essais et portraits
(1912)
“ Il semble que l’invasion soit demeurée comme un cauchemar dans leur cerveau et que rien ne l’en puisse écarter tout à fait. Les générations qui suivent ont de moins en moins la faculté de vibrer à l’évocation de cette tragédie ”
