Résumé

Léon Barracand L'invasion, 4 août 1870-16 septembre 1873 (1903)

Le sol se soulève comme s'il s'entr'ouvrait. Tout est broyé.
Les toits s'effondrent, les vitres, les fenêtres volent en éclats, et, parmi les noirs tourbillons de fumée, une avalanche de débris s'abat sur la ville. Trois cents de nos soldats jonchent le sol, et, parmi eux, le général Théremin mortellement frappé. Les Allemands n'ont qu'une centaine des leurs atteints ; le duc de Mecklembourg se relève, blessé au pied, couvert de boue, pendant que le reste des mobiles encore debout et qui fuient éperdus, sont poursuivis par les balles des Prussiens, fous d'épouvante eux-mêmes.
Source : Gallica

Léon Barracand L'invasion, 4 août 1870-16 septembre 1873 (1903)

En pluie horrible, les obus tombent et éclatent au milieu d'eux. Beaucoup sont démontés, frappés à mort, les autres serrent les rangs et poursuivent. Dans le bruit sonnant des fers, le vent de la galopade, dans l'ivresse de la bataille et la longue attente, l'énervation de la canonnade qui, depuis le matin, secoue la vallée, ils n'ont plus qu'une envie furieuse : porter des coups, donner et recevoir la mort. Ainsi, à Crécy, à Poitiers, la même folie sublime et le même héroïsme poussaient la cavalerie française sur les piques et les arbalètes, sur les arquebuses des Anglais.
Source : Gallica

Léon Barracand L'invasion, 4 août 1870-16 septembre 1873 (1903)

C'était, à l'est, le Bois-Chevalier, où, dans la nuit du 3i août, après s'être reportés sur la rive droite de la Meuse, s'allaient glisser les corps du prince de Saxe et la Garde prussienne; et c'étaient, au nord, les versants de Fleigneux et d'Illy, où, dans le même moment, franchissant le fleuve à Donchery, hâtant leur marche et nous fermant, avec l'étroit défilé de Saint-Menges entre la rivière et la montagne, la route de Mézières, d'autres corps prussiens et wurtembergeois allaient donner la main à la Garde prussienne et nouer autour de nous l'immense filet où nous serions pris.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature