“ Je voulais seulement faire remarquer à mes honorables collègues qu’ils étaient dans une erreur complète touchant le général Ducrot et le député qui, si audacieusement, usurpait ce titre et ce nom. Le général Ducrot, dans une circulaire célèbre, a dit : — Je reviendrai mort ou victorieux ! Or le général Ducrot n’est point homme à prononcer de telles paroles en l’air. Il a été, malheureusement, vaincu, et je le tiens pour mort. On me dira tout ce qu’on voudra, je n’en démordrai point. Le général Ducrot est mort. ”
Ducrot
Définition et enjeux
Citations sur “Ducrot”
Amédée Achard,
Récits d'un soldat: Une armée prisonnière…
“ Souvent la mort ne répond pas à ceux qui l'appellent. Dix fois le général Ducrot a chargé bravement à la tête de ses troupes, et dix fois les balles et les obus ont tourné autour de lui sans l'atteindre. Quoi qu'il en soit, l'effet produit par les paroles du général Ducrot fut très-grand; elles électrisaient tout le monde, elles flattaient l'orgueil national. C'est un peu la faute de la France si on lui en prodigue en toute occasion; elle les aime, elle se paye de mots, et croit tout sauvé quand des phrases éclatantes sonnent à ses oreilles ”
Edmond Émile Barré, Religion et Patrie. Le Héros de Strasbourg… (1871)
“ Il était frère du vaillant général Ducrot, qui a laissé, par sa charité et sa bravoure, ..d'impérissables souvenirs dans cette cité de Strasbourg. Jules - Ducrot possédait, comme son frère, les brillantes qualités et les solides vertus qui font le chrétien qui ne rougit point de son Dieu, le citoyen qui aime sa patrie et le soldat qui sait mourir pour elle! Il était un solide chrétien et savait allier les austères pratiques de la foi avec les convenances sociales et les devoirs du métier. ”
Jules Rolland, Le général Ducrot : portraits militaires (1871)
“ Avant la fatale guerre de 1870, peu de personnes, en dehors de l'armée, connaissaient le général Ducrot. C'est que, sous le règne maudit de Bonaparte, tout homme de talent, à moins qu'il n'eût l'âme servile, était systématiquement écarté et voyait se tramer autour de lui comme une sorte de conspiration du silence. ”
Juliette Adam,
Le siège de Paris
“ Une de mes amies me fait pleurer en me racontant le départ du brave général Ducrot, le 28. Elle était sur la place de l’Opéra ; il passe avec ses troupes. On l’acclame, on répète : « Vive Ducrot ! » Les femmes se mettent à genoux, les hommes lui baisent les mains, on lui crie : « Prenez-nous, prenez nos enfants, nos maisons, faites bombarder Paris, mais sauvez la France ! » Le général est dans une telle émotion que tout à coup, ne sachant comment témoigner à cette foule sa reconnaissance et son admiration, il lui fait porter les armes ! ”
Edgar Rodrigues, Le casque prussien : souvenirs anecdotiques de la guerre 1870-1871 (1871)
“ Grand, robuste, sanguin, plein d'une vitalité qui déborde dans ses actes comme dans ses paroles, infatigable au point de rester à cheval jour et nuit, aimé du soldat qu'il entraîne par sa bravoure, le général Ducrot est ce qu'on appelle vulgairement un beau metteur de pieds dans le plat. ”
Charles Corbin, Notes et souvenirs d'un officier d'État-major… (1906)
“ La conviction profonde dont l'orateur semblait animé, la netteté, la précision de ses explications, et l'appui énergique que le général Ducrot venait de lui prêter, avaient triomphé des dernières hésitations des assistants. Tous l'écoutaient avec un intérêt et une sympathie qu'ils ne cherchaient plus à dissimuler. ”
Jean Jaurès,
Histoire socialiste de la France contemporaine
“ Le général Ducrot, le même qui avait déclaré le jour d’une sortie, au cours de laquelle son incapacité notoire éclata, qu’il ne rentrerait que « mort ou victorieux », et qui rentra dans Paris bien vivant et battu, s’était rendu auprès de lui pour le supplier de renoncer au drapeau blanc. ”
Maxime Du Camp,
Souvenirs d’un demi-siècle
“ Un éclat d’obus renversa son cheval et le frappa grièvement lui-même à la hanche. Le commandant en chef était hors de combat. Il fit appeler le général Ducrot, lui remit la direction des opérations militaires et lui confia les dispositions qu’il avait cru devoir adopter pour sauver l’armée, s’il en était temps encore. Ducrot était un homme brave et expérimenté ; la charge était lourde, à ce moment où le salut était plus que compromis ; il l’accepta sans observation et se mit à l’œuvre. L’Empereur et le maréchal Mac-Mahon se rencontrèrent, ils échangèrent quelques paroles ”
La Bataille de Sedan. Napoléon III, de Wimpffen… (1872)
“ Le matin, alors que le commandement suprême était entre ses mains, le général Ducrot a pu manquer de décision, d'aiitorité ; mais, dans le milieu de la journée et jusqu'à la fin, il a opposé à l'effort de l'armée du prince royal une résistance héroïque. ”
Marie Marguerite, Journal de l'orpheline de Jaumont (1872)
“ Le moment est venu, s'écriait le général Ducrot, de rompre le cercle de fer qui nous étreint ! Eh bien ! qu'a-t-on fait ? On a été surpris sur la Marne, on a été surpris à Champigny, on a été surpris au Bourget, on a été surpris à Ville-Evrard, on a été surpris partout; puis on s'est replié, puis on s'est arrêté. ”
Auguste-Alexandre Ducrot,
La journée de Sedan
(1877)
“ Entrevue de l'Empereur et du général Ducrot. Après ces quelques paroles, l'Empereur se tut. Le profond silence qui régnait autour du souverain rendait plus saisissant encore le bruit du dehors. L'air était en feu ; les obus tombant sur les toits entraînaient des pans de maçonnerie, qui s'abattaient avec fracas sur le pavé des rues ; l'éclatement des projectiles se mêlait au grondement de 600 bouches à feu, épouvantable canonnade qui fut entendue jusque devant Metz par le prince Frédéric-Charles. ”
Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 décembre 1871
“ Le général Ducrot, qui est un officier des plus instruits et un esprit des plus vifs, en est là effectivement ; peu s’en faut que dans cette Afrique, où il a fait sa carrière comme tant d’autres, il ne voie une grande déception, une fantaisie ruineuse pour la France : il est découragé et décourageant. ”
Paul et Victor Margueritte, Revue des Deux Mondes
“ Il était près de sept heures et demie quand, dans la cour de la ferme de Poulangis, Ducrot entendit éclater canonnade et fusillade, au-dessus de Champigny. Il sauta à cheval, galopa sur sa droite, vers la route. Une masse grossissante de voitures, de fantassins et de cavaliers, dans un tourbillon de panique, dévalait à fond de train vers la Marne. Affolés, des centaines d’hommes couraient devant eux, sans voir. La peur rendait le flot irrésistible. Le général et ses officiers, sabre et pistolet au poing, se mirent en travers. Le flot se divisa, s’étala dans la plaine. Des groupes firent halte ”
Edgar Rodrigues, Les volontaires de 1870 (1874)
“ Ducrot s'arrête, et nous saluant : - Soldats, nous dit-il de sa voix mâle, je viens, du haut dit Mont-Valèrien, de vous voir à Vœuvre et je reprends bon espoir. Si tous, en France, font leur devoir comme vous, bientôt reviendront des jours meilleurs. Je vous félicite de la bonne tenue de votre troupe, commandant Franchetti!. Vive le général! crie l'escadron comme un seul homme. ”
Paul et Victor Margueritte, Revue des Deux Mondes
“ Et si elle ne le frappe pas, c’est qu’elle ne veut point de lui. Un autre général galope à sa rencontre. C’est Trochu, sans état-major, suivi de quelques officiers et de deux hommes d’escorte. Vient-il en généralissime ? Non, il s’efface devant Ducrot qu’il aime, — et dont il redoute le caractère entier. La victoire, plus encore que Ducrot, il la considère comme une chimère. Il est le serviteur résigné de Paris, par crainte de la guerre civile et manque de foi dans l’avenir. Paris veut qu’on sorte, on sort. C’est un fataliste que le patriotisme, non l’ambition, retient à son poste. ”
Charles de Kirwan, La Fin du second Empire , par C. de Kirwan (1905)
“ En contact avec l'ennemi depuis le commencement des hostilités, Ducrot connaissait son mode d'agissement et sa tactique ; il exposait la position enveloppante des corps d'armée allemands. Wimpffen écoutait à peine ; l'apparent succès à Bazeilles lui mettait un voile devant les yeux. « Ce qu'il nous faut disait-il, c'est une victoire. » Et Ducrot exaspéré de répondre : « Une victoire ! heureux serons-nous si, ce soir, nous avons encore une ligne de retraite ! » M. de la Gorce ajoute que Ducrot, retournant au galop vers ses officiers, leur jeta ces seuls mots : « Nous sommes perdus ! » ”
Jules Rolland, Le général Ducrot : portraits militaires (1871)
“ Le général Ducrot parle peu, mais bien et avec esprit ; on remarque, dans toute discussion qu'il peut avoir à soutenir, un accent de conviction et d'honnêteté qui vous réjouissent et vous charment. Quel homme loyal! ne peut-on s'empêcher de penser. L'objet de son affection particulière est le soldat avec lequel il aime à échanger, de temps en temps, quelque parole amicale, tout en pénétrant dans les plus petits détails de sa vie. Mais cette familiarité passagère, n'exclut pas chez lui la discipline. ”
Edmond Émile Barré, Religion et Patrie. Le Héros de Strasbourg… (1871)
“ Que si maintenant on cherche le principe d'une vie si dévouée, si héroïque, j'aurais à montrer le commandant Ducrot, fidèle à ses devoirs de chrétien, assistant régulièrement à la messe, avec noblesse comme sans jactance. ”
François Faverot de Kerbrech, La guerre contre l'Allemagne (1870-1871… (1905)
“ Le général Ducrot revint bientôt sur la rive droite de la Givonne, ruisseau très encaissé. En remontant derrière lui les pentes très raides de cette même rive, mes sangles glissent sous le ventre de Pay Master. Je saute à terre, ma selle tourne, et voilà que ce diable d'animal se met à ruer avec furie, faisant un vrai feu d'artifice avec mes brosses à dents, mon peigne, ma gourde, mon éponge, mon chocolat, etc. Ce qui contribuait encore à le mettre en gaieté, c'était la pétarade qu'il entendait et les obus qui tombaient autour de nous, en soulevant des entonnoirs de terre labourée. ”
Paul et Victor Margueritte, Revue des Deux Mondes
“ Mais des masses noires s’approchent, longent les bords du plateau. Français ? Allemands ? Ducrot croit voir enfin l’invisible 3e corps... Les éclaireurs Franchetti, partis reconnaître, essuient des coups de fusil. Plus de doute, les Saxons ! Ducrot fait coucher les hommes : silence absolu ! Quand les premiers rangs ne sont plus qu’à quelques mètres, il crie : — Debout ! Joue, feu ! Sous la grêle furieuse, l’ennemi s’arrête, tombe, tourbillonne. Sabre haut, baïonnette brandie, pêle-mêle, les état-majors, les cavaliers d’escorte, les fantassins se précipitent ”
Emmanuel-Félix de Wimpffen,
Réponse au général Ducrot
(1871)
“ Si le général Ducrot n'a pas le culte des vieux serviteurs, il ne devrait pas du moins l'écrire. Plus d'un cavalier pourrait le taxer d'égoïsme. Il est plus d'un coursier de bataille qui a joué un rôle relatif dans la vie d'un homme de guerre ; plus d'un a sauvé la vie à son maître. ”
Francisque Sarcey,
Le siège de Paris : impressions et souvenirs
(1889)
“ Il faut en finir; c'est le mot qui allait de bouche en bouche, et tous les cœurs se gonflèrent d'espérance et de joie, quand le 29 novembre au matin, on lut sur les murs de Paris une proclamation du général Ducrot, qui nous annonçait que le moment était enfin venu de rompre le cercle de fer dont nous étions entourés. ”
Paul Guériot, La captivité de Napoléon III en Allemagne… (1926)
“ « sement l'Empereur. Mettez-vous là, écrivez. » Et sous la dictée du Souverain, Ducrot traça quelques lignes : « Le Drapeau parlementaire ayant été arboré, « les pourparlers vont être ouverts avec l'ennemi ; le « feu doit cesser sur toute la ligne. » « Maintenant « signez », dit l'Empereur. Mais Ducrot fit observer qu'il ne commandait qu'un corps d'armée. C'était au Général en Chef, ou tout au moins au Chef d'état major que revenait la responsabilité de donner un pareil ordre. « Eh bien, faites « signer le Chef d'État Major 1. » ”
Charles de Kirwan, La Fin du second Empire , par C. de Kirwan (1905)
“ La soirée se passa, à l'état-major, en mesures insuffisantes. Ducrot avait voulu la retraite à la faveur de la nuit et en avait proposé le plan. Il dut obéir, Ia mort dans l'âme, aux ordres contraires et impératifs du maréchal qui lui même se montrait trop passivement obéissant aux ordres venus de Paris. ”
A.-C. de Saint-Auvent, Histoire de la guerre franco-prussienne… (1875)
“ Le général Ducrot déteste le bruit, l'éclat, l'étalage, et professe, pour la plus innocente réclame, un rare éloignement. Il n'a jamais consenti à se faire photographier, et la seule façon de lui être agréable est de ne jamais parler de lui. ”
Pierre de La Gorce,
Histoire du second empire (5e éd…
(1905)
“ Ainsi chuchotaient les officiers de l'état-major. L'un des aides de camp, le plus ancien par le grade, se hasarda à exprimer la pensée commune. Ducrot était rude, ont dit ceux qui l'ont le mieux connu. Brutalement il imposa le silence; puis se radoucissant et avec une nuance attristée : « La retraite, voyez-vous, c'est le seul moyen de salut. » L'ordre fut donné de faire filer aussitôt les voitures, les bagages; en outre, les commandants de corps furent prévenus que l'armée se concentrait sur le plateau d'Illy (1) . ”
Joanni d' Arsac, Mémorial du siège de Paris (1871)
“ Après deux journées de glorieux combats, le général Ducrot a fait repasser la Marne à ses troupes. Il était inutile de sacrifier des milliers de braves en tentant de nouveaux efforts dans une direction où l'ennemi avait eu le temps de concentrer toutes ses forces. ”
La Bataille de Sedan. Napoléon III, de Wimpffen… (1872)
“ La cavalerie s'élance; le général Ducrot tire son épée, et, avec tout son état-major, il se place en tête de la division d'infanterie : « En avant, en avant, mes enfants, à la baïonnette ! ». Les soldats, épuisés, effrayés par les coups qui les frappent de tous côtés, restent sourds à la voix du général. Pendànt qu'ils hésitent et qu'un petit -nombre d'entre eux seulement consentent à marcher, les escadrons héroïques que commande le général de Galiffet s'élancent dans une charge furieuse. ”
François Faverot de Kerbrech, La guerre contre l'Allemagne (1870-1871… (1905)
“ Le général Ducrot a été, dans sa génération, un précurseur. Bien différent d'autres généraux ses contemporains, qui comptaient surtout sur leur propre vaillance et l'inspiration du moment pour forcer la victoire à les suivre, il avait assez travaillé pour demander à son érudition les solutions les plus conformes aux principes de la grande guerre. ”
Léon Lallement, Le 31e mobiles, régiment du Morbihan… (1912)
“ Le général Ducrot ne désespérait pas encore de sa sortie et, à la suite du véritable succès obtenu le 2 décembre, il pensait, le samedi 3 au matin, tenter de nouveau une trouée. Mais l'aspect des troupes ne tarda pas à le dissuader d'une aussi hasardeuse entreprise. Les hommes avaient souffert avec un courage vraiment héroïque des souffrances physiques inouïes. Ils semblaient complètement à bout de forces ; les plus vigoureux même ployaient sous le poids des privations et des épreuves. ”
Armand Du Mesnil, Paris et les allemands : journal d'un témoin… (1872)
“ La rentrée de nos troupes ne laisse pas que d'étonner beaucoup; mais ceux-là mêmes qui s'en montrent le plus surpris disent du général Ducrot : « Il a fait tout ce qu'il a pu pour se faire tuer, et s'il en est revenu, ce n'est pas sa faute. » Pour le surplus, on s'en tient assez unanimement aux termes mêmes de la proclamation : « La lutte n'est suspendue que pour un instant. » ”
Jules Rolland, Le général Ducrot : portraits militaires (1871)
“ Le général Ducrot, quoi qu'on en ait dit, n'aime ni l'éclat ni le bruit; il a une horreur profonde pour tout ce qui effleure la réclame. Au physique, le général vous frappe par son allure noble, virile. Il est d'une taille élevée, a la tête trèsénergique; le front large, pensif, la barbe grisonnante. Au premier abord, on lui trouve une sorte de rudesse ; mais cette rudesse n'est en réalité que l'effet trompeur d'une rare franchise. Au contraire, si l'on examine bien l'homme, son regard, non dépourvu d'une certaine douceur, vous laisse pressentir un grand fond d'aménité et de bienveillance. ”
Pierre de La Gorce,
Histoire du second empire (5e éd…
(1905)
“ Et procédant à une sorte de partage du commandement, il avait ajouté : « Tenez-vous bien de ce côté. appelez-y ce que vous pourrez trouver de troupes; moi, je me charge du 12e corps. » Ainsi, par une délégation in extremis, étrange comme tout le reste, Ducrot recouvrait, mais pour moitié, les pouvoirs naguère revendiqués contre lui. Devant l'horreur des choses, toute âme moins ferme eût reculé. Chaque instant empirait notre condition. Du côté de la Meuse, l'ennemi occupait Floing; au-dessus de Floing, il tenait fortement le Parc-Labrosse. Le Champ-de-la-Grange, Sainl-Menges, Fleigneux, Olly. ”
Jules Rolland, Le général Ducrot : portraits militaires (1871)
“ Comme tacticien, le général Ducrot est remarquable par une grande sûreté de coup d'œil ; surtout par une rare prudence. Il en a donné une preuve à la désastreuse bataille de Sédan. On sait que le maréchal de Mac-Mahon blessé donna, en se retirant, le commandement en chef au général Ducrot placé à la tête du 1er corps. A ce moment, la première pensée de Ducrot, après qu'il eut embrassé d'un coup d'œil rapide le champ de bataille, fut de chercher une ligne de retraite à l'armée.–Tandis que le combat se soutient à notre aile droite, il ordonne un mouvement sur Illy à notre extrême gauche. ”
