Marie Marguerite

Résumé

Marie Marguerite,  Journal de l'orpheline de Jaumont (1872)

“ Deux de nos bonnes Sœurs de la rue du Bac assistaient à ses derniers moments; il avait demandé qu'on lui donnât l'extrême-onction. Un instant avant que le prêtre entrât, sœur Saint-Augustin se mit à genoux; le mourant entendit du bruit.
,— Qu'est-ce ? demanda-t-il.
- C'est notre Steur qui va prier pour vous, répondit quelqu'un.
- Oh oui, fit-il, priez bien, mes Sœurs, pour moi et aussi pour la France.
La grande foi accompagne toujours le grand courage.
Quant à l'incrédulité et au vice, ne lui demandez que de la lâcheté; les tirailleurs de Flourens viennent d'en donner un nouvel exemple.
”
Source : Gallica

Marie Marguerite,  Journal de l'orpheline de Jaumont (1872)

“ L'aspect de la ville est plus triste que jamais, le silence plus profond, le pain plus noir.
Soldats, marins et mobiles continuent à rentrer, chez eux la colère a fait place à l'abattement; on dirait ces troupeaux de captifs que les conquérants de l'antiquiié poussaient devant eux pâles et désarmés.
C'est un défilé incessant, immense ! De quelles formidables lignes les Prussiens avaient-ils donc entouré Paris pour qu'avec tant de soldats nous n'ayons pas pu briser le cercle qui nous étreignait?
”
Source : Gallica

Marie Marguerite,  Journal de l'orpheline de Jaumont (1872)

“ Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Bordeaux sont en proie à la guerre civile, nous tombons chaque jour et sans jamais toucher au fond du précipice. Pauvres amis qui êtes à Lyon, que je suis inquiète pour vous !
Il a neigé toute la nuit; les montagnes sont blanches du haut en bas avec çà et là de gros points noirs qui sont des batteries ; le bruit court que le bombardement commencera demain.
”
Source : Gallica

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