Guillaume Ier

Définition et enjeux

Fritz Friedmann,  L'empereur Guillaume II et la révolution par en haut… (1896)

“ Si Guillaume Ier vivait encore, il ne manquerait pas de décliner la glorification excessive que lui consacre ce petit-fils trop fier de ses aïeux, trop fasciné par l'éclat de cette pourpre qu'il porte actuellement lui-même.
Le penchant de s'identifier avec ses grands aïeux ne tend qu'à confirmer ce trait du caractère de Guillaume II, que j'ai appelé sa misanthropie, son mépris du monde, de l'humanité.
On ne peut pas vivre suffisamment dans le présent et l'avenir lorsqu'on s'est trop pénétré du passé.
”
Source : Gallica

Fritz Friedmann,  L'empereur Guillaume II et la révolution par en haut… (1896)

“ Guillaume II est un caractère dans toute la force du terme.
Ses modèles, il ne cesse de le répéter, sont les rois de Prusse Frédéric II (le Grand) et Guillaume Ier. Mais en plaçant continuellement sa forte personnalité dans l'ombre que projettent ces deux
grandes figures de l'histoire, il ne prouve qu'une chose : c'est qu'il ne se rend pas suffisamment compte de la puissante originalité de son propre caractère ni de la dissemblance extrême qui règne entre leurs époques et celle où nous vivons.
”
Source : Gallica

Fritz Friedmann,  L'empereur Guillaume II et la révolution par en haut… (1896)

“ Guillaume Ier était profondément conservateur, et c'était là le fond de sa nature ; il tenait avant tout à conserver les choses existantes, à défendre et à respecter les droits acquis.
Guillaume II est avide de changement, d'innovations, en quoi il est l'enfant de son époque.
Le vieil empereur était casanier presque à l'excès ; le jeune est un voyageur passionné.
”
Source : Gallica

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