Résumé

Baron Heckedorn Guillaume II, son peuple et son armée à la fin de 1891 (1892)

Dans sa vie privée, le maréchal était d'une simplicité, dont on ne peut se faire une idée qu'en songeant à l'avarice sordide qui le rongeait. Certes le tailleur qui l'habillait n'a pas dû faire fortune, car Moltke, imitant d'ailleurs son auguste maître l'empereur Guillaume Ier, usait ses effets jusqu'à la trame. On ne pouvait se défendre d'une sensation bizarre à la vue de ce vieillard vêtu d'un uniforme râpé et entouré du respect de tous. Car, il
n'y a pas à le cacher, le vieux stratège était certainement la figure la plus populaire de Berlin.
Source : Gallica

Baron Heckedorn Guillaume II, son peuple et son armée à la fin de 1891 (1892)

Le soldat, vivant perpétuellement au contact de pareils supérieurs se départit de toute personnalité ; il devient une chose, une machine. Pas besoin d'étudier bien longtemps l'armée allemande, pour en arriver à cette conclusion !
Et alors quand il prend fantaisie à l'Empereur Guillaume d'adresser une allocution aux recrues de tel ou tel régiment, on s'extasie, chez nous, sur l'impudence qu'il a eue de dire telle ou telle chose absolument contraire à nos idées. Mais il n'est pas Français, Guillaume II ; au contraire, il est roi de Prusse.
Source : Gallica

Baron Heckedorn Guillaume II, son peuple et son armée à la fin de 1891 (1892)

Des traitements indignes, contraires à toute loi,
à tout ordre militaire et à toute dignité humaine, un terrorisme qui salit l'uniforme, ne peuvent en aucun cas faire mûrir les sentiments que l'armée doit développer ; ce n'est pas de cette façon qu'on éveillera l'esprit de dévouement et de devoir sur lequel nous devons pouvoir compter dans des temps difficiles. Les subordonnés peuvent-ils avoir confiance et affection dans leurs chefs ? Le passage dans l'armée, au lieu de prémunir les jeunes hommes contre les enseignements socialistes, les pousse au contraire aux sentiments révolutionnaires.
Source : Gallica

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