Jean de Bonnefon,
Drame impérial : ce que l'on ne peut pas dire à Berlin
(1888)
“ C'est le petit salon de la princesse de Meiningen transformé. Là reposera Kaiser Friedrich. Un intime de la maison impériale a tout fait préparer avec une sollicitude dévouée, et, dans le château, il règne une température de vingt degrés, la même que dans le wagon. Autour du château, le silence solennel de la forêt, le silence entrecoupé par la marche et le mot de passe des sentinelles. A Berlin, est le palais de la mort. Mais au grand bruit qui se fait autour du château, à voir ces quarante mille personnes qui s'obstinent sous la neige à attendre l'Empereur, on croirait que là est la vie. ”
