Résumé

François Ayme Guillaume II : une éducation impériale (1897)

Parents, amis, patrie, au revoir ! Et déjà, par l'imagination, on rêve aux surprises du retour.
Mais le train s'ébranle. L'aspect des paysages inconnus, le va-et-vient des voyageurs à chaque station, les villes et les bourgs que l'on traverse, accaparent votre curiosité. Pendant tout le trajet on éprouve des sensations nouvelles, à la fois superficielles et profondes, que l'on ne retrouvera plus jamais. C'est un début qui ne se renouvelle pas dans la vie.
J'arrive à Cologne où je m'arrête pendant une demi-journée. Comme cela paraît bizarre d'entendre parler une langue autre que la sienne !
Source : Gallica

François Ayme Guillaume II : une éducation impériale (1897)

La guerre ! Les Français la veulent, eh bien ! ils l'auront. Et d'un commun accord, plusieurs milliers d'étudiants entonnèrent le « Wacht am Rhein » avec un enthousiasme indescriptible.
Pendant quelques jours, les bruits les plus contradictoires circulaient d'heure en heure. Le matin, c'était la paix ; le soir, c'était la guerre ; et l'on allait se coucher avec des idées mi-belliqueuses, mi-pacifiques. Comme cela n'arrive que trop souvent sur notre planète, ce fut la guerre qui l'emporta.
On peut se figurer l'état d'âme d'un Français séjournant en Prusse à cette époque douloureuse.
Source : Gallica

François Ayme Guillaume II : une éducation impériale (1897)

Déjà mes compatriotes ont oublié les milliards et leurs défaites. On dit chez nous que les pertes d'argent ne sont pas plaies mortelles. Quant aux batailles où nous avons succombé, c'est encore là un malheur dont il n'y a pas à rougir, surtout quand on a lutté jusqu'à la dernière extrémité, ainsi que nous l'avons fait, et que l'on possède un actif militaire aussi glorieux que le nôtre. Mais ce qui survit dans le coeur de tous, c'est l'amour impérissable pour des frères arrachés à la patrie, malgré leur volonté.
Source : Gallica

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