Résumé

Isidore Mullois Histoire de Napoléon III, par M. Mullois (1864)

Alors, comme l'artiste, comme tout homme qui a créé quelque chose, il aime son oeuvre, il chérit son enfant. C'est ce qui est arrivé à l'égard de l'Empereur et du nom de Napoléon : c'est une création du peuple français... Il est donc populaire de la plus belle popularité, c'est le fils de la grande famille française, et c'est le fils dans lequel elle a mis ses espérances de gloire et de prospérité.
Entre l'Empereur et la France c'est donc à la vie et à la mort; il ne désertera jamais le poste où Dieu et la nation l'ont placé.
Source : Gallica

Isidore Mullois Histoire de Napoléon III, par M. Mullois (1864)

Ce courage de Napoléon III est effrayant, surhumain. On sait qu'un misérable Italien essaya, en 1855, d'attenter aux jours de l'Empereur en lui tirant un coup de pistolet, dans l'avenue des Champs-Elysées. Eh bien, un homme vit l'Empereur hausser les épaules de pitié, en présence de ce scélérat qui l'ajustait. Et cet homme, qui vit partir le coup, crut l'Empereur blessé; il n'en était rien. A ce moment, au milieu de la foule émue, bouleversée, il avait son calme habituel.
Le lendemain de l'horrible attentat de l'Opéra, l'Empereur assistait à une messe d'actions de graces.
Source : Gallica

Isidore Mullois Histoire de Napoléon III, par M. Mullois (1864)

L'Empereur, malgré les avis opposés des sages, des habiles et la force de l'usage, résolut d'en faire profiter tout le monde; il s'adresse hardiment et directement à la nation tout entière, et lui dit : « J'ai besoin d'argent pour faire la guerre, voulez-vous m'en prêter? » et la nation lui répondit : « Ma bourse vous est ouverte! » Ouvrir sa bourse à quelqu'un, c'est certainement la plus, haute marque de confiance qu'on puisse lui donner. De notre nature, nous ne sommes pas prêteurs. On vit des choses prodigieuses : c'était à qui apporterait son argent.
Source : Gallica

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