Isidore Mullois

Élements biographiques

Isidore Mullois,  Cours d'éloquence sacrée populaire… (1853-1860)

“ Oui, c'est surtout la femme que la Providence a destinée à être le bon génie, le bon ange de tant d'hommes qui s'égarent ; et Dieu lui a donné tout ce qu'il faut pour accomplir cette touchante et sublime mission : une connaissance plus intime des choses de l'âme, une native commisération, une sympathie irrésistible pour tout ce qui souffre, un sentiment plus exquis de la douleur, au point qu'elle éprouve je ne sais quel besoin de la souffrance dans le dévoûment. C'est pour elle surtout qu'est vraie cette parole : « Souffrir, c'est vivre. » ”
Source : Gallica

Isidore Mullois,  Confiance ! il y aura du pain pour tous… (1854)

“ L'injustice révolte votre âme, est-ce que les riches n'ont pas une âme aussi ? Est-ce qu'ils n'ont pas un coeur aussi, pour sentir l'ingratitude? — Si la charité n'est plus facile, le pauvre pâtira, le vieillard languira dans l'indigence, la triste mère n'aura rien à donner à ses pauvres petits enfants qui grelottent et qui lui demandent du pain. La misère sera dans les familles, la faim dans les poitrines, et vous en aurez été la cause, vous qui êtes bons, qui n'aimez pas à voir souffrir. ”
Source : Gallica

Isidore Mullois,  Histoire de la Guerre d'Italie (1859)

“ Il est mort glorieusement à la tête de sa division, après avoir pris à l'ennemi drapeaux et canons, après avoir exécuté, avec autant de bravoure que d'habileté, le mouvement qui décida du gain de la bataille.
L'Empereur a donné des larmes au capitaine intrépide, au serviteur dévoué, à l'ami qu'il perdait. Nos soldats l'ont pleuré aussi. Au moment où le glorieux cadavre qu'on ramenait en France traversait leurs rangs, officiers et soldats, cavaliers et fantassins, chasseurs et zouaves, résumaient
leur virile douleur en cette naïve et touchante expression : « Quel brave homme de moins ! »
”
Source : Gallica

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