Solferino

Définition et enjeux

Portrait de Albert de La Fizelière Albert de La Fizelière,  A-Z ou Le Salon en miniature (1861)

“ J'ai lu ce drame terrible, émouvant, glorieux, qu'on appelle le bulletin de la bataille de Solferino ; j'y ai vu dans le langage concis de la victoire des lignes dont l'énoncé était à lui seul un programme de tableau – à en supposer que le peintre s'appelât Gros, Delacroix ou Vernet. – De tout ce bruit, de toutes ces grandeurs, de tout ce drame, de toute cette gloire qui offraient un si vaste champ à sa muse, M. Yvon n'a rien vu, rien senti, et ce qu'il intitule : Solferino, 24 juin, pourrait tout aussi bien s'appeler Camp de Châlons ou Champ de Mars. ”
Source : Gallica

François Desplantes,  Nos Drapeaux décorés , par Fr. Desplantes… (1894)

“ Pourtant, comme l'a excellemment dit un écrivain militaire distingué, M. Théodore Anne, « la bataille de Solferino comptera parmi les actions glorieuses, mais sanglantes, d'un siècle fécond en merveilles. On peut la comparer à celle d'Eylau, en voyant avec quel acharnement on a combattu, avec quelle ténacité l'ennemi a tenu
dans les positions que nos soldats ont emportées. L'énergie de la résistance est à la fois la consolation du vaincu et le plus beau trophée du vainqueur. Il n'y a pas de mérite à se ruer sur un troupeau de moutons. C'est un métier de boucher et non de soldat. »
”
Source : Gallica

Portrait de Henry Dunant Henry Dunant,  Un souvenir de Solférino

“ C’est dans ces nombreux hôpitaux de la Lombardie que l’on pouvait voir et apprendre à quel prix s’achète ce que les hommes appellent pompeusement la gloire, et combien cette gloire se paie cher ! — La bataille de Solférino est la seule qui, au XIXe siècle, puisse être mise en parallèle, pour l’étendue des pertes qu’elle entraîna, avec les batailles de Borodino, de Leipsick et de Waterloo. ”
Source : Wikisource

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