Henry Dunant,
Un souvenir de Solférino
(1870)
“ A peine un mamelon est-il pris, à peine quelques compagnies d'élite ont-elles gravi le sommet d'une colline, harassées, baignées de sueur, qu'elles tombent sur les Autrichiens, comme une avalanche, les culbutent, les refoulent, et les poursuivent jusque dans le fond des ravins et des fossés. Les positions des Autrichiens sont excellentes, retranchés qu'ils sont dans les maisons, dans les églises de Médole, de Solférino, de Cavriana. Mais rien n'arrête, rien ne suspend le carnage. On se tue en gros, on se tue en détail. ”

