Oger Laurent, Trois semaines aux ambulances. Impressions d'un infirmier volontaire… (1879)
“ Or, il se faisait que deux de ces officiers avaient été blessés le même jour, à la même heure, et, ce qui est plus surprenant, l'un en face de l'autre, peut-être même l'un par l'autre ; cependant ils sympathisaient et cherchaient à se consoler, à se rassurer mutuellement sur la gravité de leurs blessures. Qu'on s'explique après cela la fureur des combattants et l'acharnement que mettent les hommes à s'entre-tuer sur les champs de bataille !. Il est une chose à laquelle ceux qui décident de la guerre ne songent pas : c'est aux larmes qu'on verse dans le monde, le lendemain d'une victoire ! ”
