L'offrande : aux alsaciens et aux lorrains (1873)
“ La fumée des cantines s'élevait dans le ciel pur. On sentait partout une odeur de café grillé. Des files de petites tentes tapissaient le flanc des collines. On entendait les fanfares des escadrons en marche. La guerre, la guerre dure et farouche, avait des allures de fête. A Forbach, le camp mangeait la ville. Dans la longue rue qui la traverse, c'était un fourmillement de cavaliers et de fantassins. Ils se montraient entre eux des fusils prussiens à garniture de cuivre et des casques à pointe ramassés dans les fossés. ”
