Forbach

Définition et enjeux

L'offrande : aux alsaciens et aux lorrains (1873)

“ La fumée des cantines s'élevait dans le ciel pur. On sentait partout une odeur de café grillé. Des files de petites tentes tapissaient le flanc des collines. On entendait les fanfares des escadrons en marche. La guerre, la guerre dure et farouche, avait des allures de fête. A Forbach, le camp mangeait la ville. Dans la longue rue qui la traverse, c'était un fourmillement de cavaliers et de fantassins. Ils se montraient entre eux des fusils prussiens à garniture de cuivre et des casques à pointe ramassés dans les fossés. ”
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  La France envahie (juillet à septembre 1870… (1871)

“ Il faut, en campagne, se lever avec le jour. Forbach n'est point éveillé que je suis debout, à peu près seul dans la grand'rue, et prêt à partir pour le champ de bataille. La ville, petite, aux maisons neuves et basses, sans caractère, ouvre une à une ses boutiques. Un marchand faïencier parvient à nous trouver une voiture; carriole à demi brisée qui nous mènera jusqu'à Saarbrück. ”
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Histoire de la révolution de 1870-1871 (1872-1875)

“ Et tandis qu'on recule, les hauteurs boisées qui s'avancent vers Forbach sur une longueur de trois lieues, se couronnent de batteries prussiennes (1) . L'ennemi est partout. On entend des hourrahs sortir des profondeurs, on aperçoit vaguement, dans le crépuscule de ce soir d'été, ses longues lignes noires et inquiétantes sur la lisière des bois. Les obus pleuvent sur le chemin de fer et sur Forbach, et les soldats battent en retraite, furieux, se demandant où est le général qui devait les commander, qui les a fait écraser et qui a disparu du champ de bataille avant la fin du combat. ”
Source : Gallica

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