Résumé

La Garde nationale de Forbach… (1830)

Le Préfet de la Moselle, non content de défendre le fond de son arrêté, veut encore en disculper la forme : « Il est conçu en termes modérés ; s'il n'a pas dit tous les motifs qu'avait l'autorité pour le prendre, c'est pour épargner un peu de honte à ceux qui le font attaquer aujourd'hui. » Misérables excuses qui s'anéantissent devant l'arbitraire d'une mesure inique. Si votre arrêté, M. le Préfet, est écrit avec politesse, c'est que l'absence de faits graves vous contraignait vous-même à cacher le tranchant du poignard dont vous avez frappé les habitans de Forbach
Source : Gallica

La Garde nationale de Forbach… (1830)

DE FORBACH
(MOSELLE)
SIRE,
A. peine la liberté eut-elle fait entendre sa voix aux héros des trois grands jours, que de nombreux échos lui répondirent sur les rives de la Moselle. Les couleurs de l'indépendance ont flotté spontanément sur les clochers de nos villes et de nos campagnes; les citoyens ont demandé des armes pour veiller à la tranquillité publique, à la sûreté des frontières qui pouvaient être menacées, et votre avènement à la couronne a été salué par les transports unanimes d'un peuple libre.
Source : Gallica

La Garde nationale de Forbach… (1830)

A cette nouvelle, on se rassemble sans armes et sans être en tenue ; quelques citoyens annoncent les menées sourdes de quatre individus précités ; une pétition énergique pour repousser l'orage dont Forbach est menacé est rédigée à la hâte. Près de deux cents signatures obtenues sans contrainte et sans efforts viennent aussitôt protester contre l'iniquité des mesures qui vont suivre; on se récrie de toutes parts contre la honteuse complicité du maire, du pasteur et de leurs adhérens; mais à la voix des chefs le calme succède à de justes murmures.
Source : Gallica

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